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L'ambassadeur d'Algérie à Tunis : "Ce sont les trabendistes qui protestent contre la taxe tunisienne pas les touristes"

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HADJAR BCE
L'ambassadeur d'Algérie, Abdelkader Hadjar chez le président de la République, Béji Caïd Essebsi - Archives | Facebook
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Qui organise les mouvements de protestations au niveau des postes frontières contre la taxe de 30 DT (dinar tunisien), soit près de 2100 dinars algériens, instituée par la loi en Tunisie et applicable aux étrangers non-résidents qui quitte le territoire?

Pas les touristes Algériens qui viennent une ou deux fois pas an mais les trabendistes actifs sur la bande frontalière, affirme Abdelkader Hadjar, ambassadeur d'Algérie en Tunisie. Pour l'ambassadeur algérien, les touristes Algériens qui viennent une ou deux fois par an en Tunisie ne sont pas affectés par le fait de payer 30 ou 60 DT.

"Cela ne concerne que les gens qui entrent plusieurs fois par jour en territoire tunisien, certains y entrent trois à cinq fois". Abdelkader Hadjar a été direct à l'égard des "protestataires": "celui qui ne veut pas payer 30 DT aux autorités tunisiennes n'a qu'à rester en Algérie et ne pas venir en Tunisie, un point c'est tout".

En clair, l'institution d'une taxe par la Tunisie à l'égard des non-résidents qui quittent le pays est une décision souveraine de l'Etat tunisien et elle ne cible pas les Algériens en particulier.

Abdelkader Hadjar a critiqué les parlementaires qui ont écrit au ministère des affaires étrangères pour demander la levée de la taxe ou l'application de la réciprocité. "La taxe de départ a été adoptée par le parlement tunisien et elle ne peut être annulée que par le parlement" en relevant que rien n'interdisait au parlement Algérien de prendre une mesure du même type.

L’ambassadeur a mis en garde contre les risques posés par ces mouvements de protestations à la frontière avec la Tunisie. "Les frontières algériennes sont sous tension à l’ouest comme au sud et à avec la Libye. La seule frontière calme est celle avec la Tunisie. Aussi, il ne faut pas créer un problème sur une frontière calme pour une histoire de 30 DT".

Par ailleurs, une rencontre a eu lieu mardi entre le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Hassan Rabhi et le chargé d'affaires à l'ambassade de Tunisie à Alger, Chokri Latif. Selon un communiqué des AE, les deux parties "ont passé en revue les conditions de déplacement et de résidence des ressortissants des deux pays et les moyens de les améliorer davantage pour les hisser au niveau des relations privilégiées liant les deux pays et les deux peuples".

La discussion a également porté sur "les conditions d'accueil des citoyens algériens en déplacement en Tunisie durant la saison estivale" et sur "l'importance de poursuivre les efforts pour lever les obstacles entravant le mouvement de déplacement de personnes entre l'Algérie et la Tunisie qui reste une destination touristique privilégiée pour les Algériens".

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