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Un Québécois derrière la découverte d'une momie tatouée

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EQUIPE MOMIE DECOUVERTE
INSTITUT FRANÇAIS D'ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
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Passée sous le radar depuis son annonce en avril, la trouvaille du Québécois Cédric Gobeil a eu l'effet d'une bombe dans le monde de l'archéologie. L'équipe de chercheurs qu'il dirige sur un site archéologique près de Louxor, dans le sud de l'Égypte, a découvert la première momie aux tatouages symboliques.

Fleurs de lotus, vaches sacrées, cobras, babouins : pour une première fois dans l'histoire, les silhouettes imprimées sur le corps d'une momie représentent des symboles liés à l'époque de Toutânkhamon.

Une trentaine de tatouages sont gravés de manière symétrique sur la partie supérieure du corps de la momie, qui n'a plus ni tête ni jambes. Il s'agirait du corps d'une femme de 24 à 35 ans qui aurait vécu il y a plus de 3300 ans.

« Cette dame serait liée à la déesse Hathor, qui est la déesse de la joie et des défunts en Égypte ancienne, explique l'archéologue. Le fait que les tatouages soient apposés de manière symétrique, ça répond vraiment à un programme et à une stratégie. »

Originaire de Charlesbourg, près de Québec, Cédric Gobeil est diplômé de l'Université Laval et de Paris-Sorbonne. Il agit à titre de chef de mission archéologique en Égypte depuis 2013. Son équipe réunit une vingtaine d'experts (égyptologues, reconstitutionnistes, anthropologues) de partout à travers le monde. 

Un événement majeur

Une douzaine de momies féminines égyptiennes avec des dessins non compréhensibles avaient été répertoriées dans l'histoire. La symbolique entourant ces gravures a créé une onde de choc auprès des experts.

« Aussitôt qu'on a montré les photos à certains archéologues et égyptologues, la mâchoire leur est tombée », affirme l'archéologue basé au Caire.

Depuis l'annonce de la découverte, en avril, l'équipe de chercheurs de M. Gobeil a bénéficié d'une importante couverture médiatique. La prestigieuse revue américaine Nature s'est d'ailleurs penchée sur la trouvaille dans son édition de juillet.

Pour les années à venir, l'équipe dirigée par Cédric Gobeil souhaite passer en revue tous les restes humains du site de Louxor dans l'espoir de retrouver d'autres tatouages. « C'est ce qu'on espère », affirme-t-il.

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