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Le pétrole peine à monter, doutes sur un accord entre producteurs

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OPEC
An OPEC branded flag sits on a table ahead of the 169th Organization of Petroleum Exporting Countries (OPEC) meeting in Vienna, Austria, on Thursday, June 2, 2016. Saudi Arabia is ready to consider a surprise deal with fellow OPEC members, attempting to mend divisions that had grown so wide many dubbed the group as good as dead. Photographer: Akos Stiller/Bloomberg via Getty Images | Bloomberg via Getty Images
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Les prix du pétrole peinaient à progresser lundi en cours d'échanges européens, de nombreux opérateurs revenant à la raison quant à la chimère d'un accord entre grands producteurs pour geler la production.

Vers 10H00 GMT (12H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 46,96 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en très léger repli de 1 cent par rapport à la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en septembre grignotait 9 cents, à 44,58 dollars.

Les cours ont été soutenus la semaine dernière par la perspective d'un accord entre les grands producteurs pour limiter la production afin de soutenir les prix, après l'annonce de la tenue d'une réunion informelle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) fin septembre à Alger.

Mais de nombreux investisseurs semblaient déjà moins y croire lundi, se rappelant de l'échec au printemps dernier d'un sommet de ce type entre la Russie et la plupart des membres de l'Opep.

Y aura-t-il une réunion sérieuse et peut-on en attendre quelque chose ? Pour faire court, les réponses sont respectivement "peut-être" et "non", a prévenu David Hufton, analyste de PVM.

Les experts de Commerzbank semblaient aussi peu convaincus de la possibilité d'un accord: "La Russie a signalé son intention d'en discuter aussi 'si nécessaire', mais on risque d'en rester à de simples paroles, comme souvent dans le passé".

Evoquant la Russie, ils estimaient en revanche que la récente nouvelle escalade verbale entre Moscou et Kiev pourrait avoir davantage d'impact sur les cours dans les semaines à venir, un conflit ouvert en Crimée risquant d'avoir de lourdes conséquences sur le transit du pétrole à travers l'Ukraine.

Mais dans l'immédiat, les cours semblaient pâtir une fois encore des inquiétudes autour de la surabondance d'offre sur le marché qui plombe les prix depuis plus de deux ans.

Vendredi, le groupe privé Baker Hughes a publié son décompte hebdomadaire des puits de forage en activité aux États-Unis, qui a fait apparaître une hausse des puits pour la septième semaine consécutive. Cette donnée laissait penser que les Etats-Unis, dont la production de pétrole de schiste avait souffert de la chute des cours ces deux dernières années, pourraient élever ses volumes de production dans les mois à venir.

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