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JO-2016: Phelps, Dibaba, Riner, Manaudou, la piste aux étoiles cette nuit à Rio

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DIBABA
Ethiopia's Genzebe Dibaba celebrates winning the 3000 meters final at the IAAF World Indoor athletic championships in Portland, Oregon on March 20, 2016. / AFP / Mark Ralston (Photo credit should read MARK RALSTON/AFP/Getty Images) | MARK RALSTON via Getty Images
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Riner, l'ogre des tatamis, Manaudou, le colosse marseillais, Dibaba, la gazelle éthiopienne ou encore Phelps, l'unique: les Jeux de Rio auront des allures de piste aux étoiles vendredi, alors que l'ombre du dopage menace encore et toujours.

Quatre noms, quatre destins. Mais un géant au-dessus: Phelps, le nageur américain. Dans 48 heures, le plus grand sportif de l'histoire olympique va définitivement raccrocher. Mais avant, il lui reste deux médailles d'or à aller chercher, histoire d'assommer définitivement toute concurrence.

Jeudi soir, c'était le 200 m 4 nages pour la 26e médaille olympique de sa carrière, la 22e en or. Ce vendredi, ce sera le 100 m papillon. Puis, samedi soir, le relais 4x100 m 4 nages. Le "Kid de Baltimore" pourrait alors quitter la scène avec 28 médailles, dont 24 en or, après avoir épuisé les reporters en mal de superlatifs et écoeuré les bookmakers.

Du côté du tatami, le défi est différent pour Teddy Riner. Invaincu depuis décembre 2010, il n'a qu'un combat tous les quatre ans pour graver sa supériorité dans le marbre.

En cas de victoire cet après-midi, il cumulera deux titres olympiques et huit de champion du monde et s'installera au sommet de l'histoire de son sport. Tirant derrière lui une équipe de France qui compte déjà 11 médailles, mais seulement deux titres olympiques pour l'instant. Moitié moins que Phelps à lui tout seul...

Tirunesh pour le triplé

Mais Riner ne sera pas seul à jouer les chercheurs d'or pour les Bleus.

Dans la soirée, c'est Florent Manaudou qui se mettra à l'eau, pour un sprint d'une vingtaine de secondes, afin de conserver ce titre sur 50 m nage libre acquis il y a quatre ans à Londres. Il a marqué son territoire jeudi, avec le meilleur temps des demi-finales (21 sec 32/100e), la meilleure performance de la saison.

Alors que les nageurs s'apprêtent à quitter la scène, les athlètes eux entrent en piste. Avant l'entrée en lice d'Usain Bolt samedi, c'est une reine éthiopienne, Tirunesh Dibaba, double championne olympique du 10.000 m, qui va tenter d'éclairer le stade olympique de sa foulée de gazelle, pour un triplé historique.

Quatre histoires, donc, à faire rêver. Capables de faire exploser les audimats et les statistiques. Comme pourrait aussi le faire Katie Ledecky, la jeune Américaine de 19 ans, si elle remporte le 800 m nage libre. Elle serait la première depuis 1968 à signer le triplé 200-400-800 m.

Mais toutes ces histoires sont elles trop belles pour être vraies ? Car l'ombre du dopage ne cesse de s'étendre, et depuis la publication en juillet du rapport McLaren dénonçant le dopage d'Etat en Russie, toute performance spectaculaire devient potentiellement douteuse.

Dans le sillage de cette commission d'enquête, 67 des 68 athlètes russes ont été exclus. Mais aucun nageur. Que penser donc de la nouvelle médaille d'argent de Yuliya Efimova sur 200 m brasse, jeudi soir, après le 100 m brasse lundi ? Beaucoup doutent. Comme Phelps lui-même l'a fait, en se basant sur le CV de la jeune femme.

Echange d'urine

L'annonce jeudi du rappel au pays d'un entraîneur de l'équipe d'athlétisme kényane n'a pas aidé à éclaircir l'atmosphère, alors que le pays africain est déjà dans le collimateur des autorités. Explication officielle de ce départ: "Violation des règles antidopage".

Selon le Daily Telegraph britannique, il aurait fourni lui-même un échantillon d'urine à la place d'un de ses athlètes, dont l'identité n'a pas été révélée.

Rio se réveillera d'ailleurs avec un nouveau cas vendredi matin. La nageuse chinoise Chen Xinyi, 4e de la finale du 100 m papillon, a été contrôlée positif à un produit masquant listé par l'Agence mondiale antidopage, a annoncé l'agence Chine Nouvelle dans la nuit de jeudi à vendredi.

L'ambiance est donc bien lourde à Rio, où l'équipe de France a tout de même réappris à gagner jeudi, avec cinq médailles de plus à son compteur, en judo (2), aviron, canoë slalom et, en fin de journée, cyclisme sur piste.

Grégory Baugé, François Pervis et Michael d'Almeida ont décroché la troisième place de la vitesse messieurs sur le vélodrome de Rio, à bonne distance de la Grande-Bretagne, déjà victorieuse en 2008 et 2012, et de la Nouvelle-Zélande.

Avec Riner et Manaudou, le compteur pourrait s'accélérer. Mais ils ne seront peut-être pas les seuls à contribuer à la moisson. Un duo, Jérémie Azou et Pierre Houin, est pressenti pour gagner le premier titre bleu du jour, en aviron, sur la lagune Rodrigo de Freitas.

Le cas échéant, il leur faudra profiter à fond de leurs quelques heures de gloire médiatique. Victoire ou surtout défaite: l'ouragan Riner puis la tornade Manaudou pourraient ensuite reléguer leur éventuel exploit aux oubliettes.

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