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Cinq initiatives écolos lancées par des entreprises ou associations marocaines

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ENVIRONNEMENT - A la veille de la COP22, tout le monde se met au vert. Certaines entreprises et associations marocaines ont déjà pris les devants. Ne se contentant pas de se voir imposer des normes pour réduire leurs émissions de gaz ou leur empreinte écologique, elles s'érigent progressivement en véritables acteurs écologiques. Qu'elles innovent ou qu'elles lancent au Maroc des concepts déjà expérimentés à l'étranger, elles contribuent à améliorer le rapport des Marocains à la lutte pour la protection de la planète. Voici cinq exemples de projets écologiques au Maroc qui valent leur pesant d’or.

Le frigo du désert

La start-up marrakchie GoEnergyLess a été créée par deux élèves de l’école Mohammedia des ingénieurs, en partenariat avec l’ONG Enactus, promotrice des initiatives étudiantes. Cette start-up est parvenue à créer le "Fresh’it", une sorte de "réfrigérateur du désert".

Ce réfrigérateur, dont il existe jusqu’à présent deux modèles, est fabriqué à partir de deux pots de terre, le plus petit étant disposé à l’intérieur du plus grand. L’espace situé entre les deux est rempli de sable, que l’on arrose deux fois par jour de sorte que, par l’évaporation de l’eau, il puisse y avoir un rafraîchissement des produits qui sont entreposés à l’intérieur du dispositif.

Couverts par de la toile de jute, les produits mis à l’intérieur du "Fresh’it" peuvent être conservés jusqu’à trois semaines, contre seulement deux pour un réfrigérateur ordinaire, et ce, sans la moindre dépense d’énergie et avec un prix de vente variant entre 220 et 500 dirhams.

fresh it

Eco-dôme, la maison de l'avenir?

Autre initiative chapeautée par l’ONG Enactus, les éco-dômes au Maroc. Si cette construction inventée par Nader Khalili, architecte irano-américain existe depuis 1984 sous l’appellation de "superadobe", ce n’est que l’année dernière que le premier éco-dôme a été construit au Maroc par les étudiants de l’Enactus de l’Ecole Hassania des travaux publics en collaboration avec l’association Orange Bleue Maroc, dans le quartier casablancais de Sidi Moumen.

Avec des coûts de construction relativement bas et une empreinte écologique quasi-nulle du fait de l’utilisation de l’argile et de matériaux recyclables, l’éco-dôme, qui est aujourd’hui seulement présent dans les zones rurales, est une réelle maison de l’avenir au Maroc. C’est aujourd’hui une entreprise sociale, Eco-dôme Maroc, qui a pris le projet en main.

eco dome

Recyclage des déchets électroniques

La troisième initiative a été pensée par un auto-entrepreneur marocain de 15 ans, Camil Chaari, nommé ambassadeur au Sommet de la Conscience qui se tiendra en marge de la COP22 en novembre prochain. Le but de l’initiative est de recycler les produits électroniques tout en évitant leurs effets néfastes.

Les résultats accomplis, affichés sur le site de l’UNESCO, sont prodigieux: collecte de plus de 3,5 tonnes de déchets électroniques et mise en place de partenariats avec des ambassades de plusieurs pays installées au Maroc ainsi que des écoles à Rabat et à Kénitra, entre autres.

erecycling

L'énergie solaire pour transformer les déchets

Autre initiative écologique, la transformation de déchets électriques par énergie solaire. Le projet est mené par Imperium Holding et sa filière PEPS (Par et pour le soleil), installée à Marrakech, et dont le site de production se trouve à Ras Al Aïn, à quelques kilomètres de la ville.

L'idée consiste en la transformation de déchets carbonés en charbon via l'énergie solaire et une technique de micro-ondes. Le projet a pour ambition de "fournir jusqu’à 50% du besoin de la ville de Marrakech en électricité pour son éclairage public à un prix compétitif ".

station transformation

Des hammams écolos

Les "hammams écolos" sont également une nouvelle tendance au Maroc. L'initiative, amorcée par l'association EnSEn (Énergie, solidarité, environnement) avec l'ONG GERES (Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités) a pour but de changer les pratiques des bains maures dont le nombre est estimé à 12.000 au Maroc, et dont les émissions de gaz polluants sont extrêmement importantes, notamment à cause de la quantité de bois utilisée (entre une tonne et une tonne et demi par jour).

Pour palier ce problème, des combustibles alternatifs tel que les coques d'argan ou les grignons d'olive sont utilisés. Certains hammams se sont également tournés vers les énergies renouvelables en installant des panneaux solaires, ce qui leur permet aussi de faire des économies sur le bois.

hamam

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