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Ce qu'ont pensé les Éphémèristes de la troisième édition du festival Ephémère

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PHMRE
Facebook/EPHEMERE Festival
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Les 9, 10 et 11 août, de mardi à jeudi, s'est tenu le festival Ephémère, mêlant musique électronique, sur la scène principale, ainsi que d'autres genres musicaux sur la deuxième scène.

Les installations divertissantes ont aussi apporté leur touche de divertissement au tableau.

Au décor exquis qui a séduit la totalité des présents et à la line-up diversifiée, avec une quarantaine de DJs, de 15 nationalités différentes, le festival aura réjoui une majorité de festivaliers.

Le succès de la scène alternative

Ahmed, qui est un habitué du festival et qui était présent pendant les trois soirées a été spécialement épris de la scène alternative: "Je laisse tomber la scène principale, le vrai festival se passe ici. Regardez-moi ce décor, écoutez-moi cette musique! C'est une merveille!" s'est-il exclamé avant d'ajouter "même les gens ici, ils sont plus relax."

Du côté de la scène principale, l'ambiance était plus énergique, les gens déchaînés, et c'est ce qu'ils étaient venus chercher: "Dommage que ce soit en milieu de semaine, je bosse et je n'ai pu me libérer que ce soir" s'est exprimée Donia, "ça me fait du bien de casser le rythme, j'attendais impatiemment Éphémère pour le faire, et je suis plus que satisfaite".

Elle ajoute:"je ne connais pas tous les Djs, j'ai choisi la troisième soirée surtout pour Seth Troxler, mais les autres sont aussi supers!"

Aziz et Youssef, alternant entre les deux scènes, se sont posé sur la terrasse en haut, voulant s'éloigner de la foule, et ont donné leur avis au HuffPost Tunisie à propos du festival :"les organisateurs ont fait un super boulot, la musique est bonne, rien à dire sur le décor, "s'exprime l'un d'eux, "mais j'ai envie de pleurer quand je vois le comportement de certains."

Son ami continue, "Ce qu'il manque à tout ça, c'est l'ambiance qui devrait régner dans un festival. Il n y a aucune convivialité, aucune chaleur humaine".

Ils ajoutent, "voilà, nous nous sommes retirés un peu histoire de nous reposer avant de rentrer. Ces espaces de détente sont vraiment une bonne idée, nous avons assisté à pas mal de festivals à l'étranger, c'est l'un des plus cool de ce côté là, sauf qu'il manque l'esprit même d'un festival".

Côté prix

"Franchement, des bières en canette, c'est pas digne d'Ephémère" s'est plaint Youssef, "5dt pour avoir une canette, j'ai trouvé ça nul!"

A côté de lui, Mejdi, qui en est à son huitième verre de vodka, voulait aussi intervenir, "Je me trompe peut-être, mais ça m'a l'air d'être de l'eau, les quatre premiers verres étaient bien alcoolisés," explique-t-il, "mais là, je commence à me poser des questions."

En compagnie de Mejdi, le HuffPost Tunisie s'est déplacé au bar, le barman a goûté au verre et a bien accepté de le lui remplacer, mais sans donner d'explications.

D'autres se sont plaint du prix de la bouteille d'eau, 5 dt pour le litre et demi, 3 dt pour la petite bouteille. Comme pour la plupart des festivals en Tunisie, les festivaliers demandent que ça change.

Les artistes tunisiens qui ont séduit le plus

La line-up de cette troisième édition a compté de nombreux musiciens tunisiens sur les deux scènes, en voici d'autres que les festivaliers ont classé comme "coups de coeur"

Dhamma

Sur la scène alternative, se tenaient Khalil Hentati (EPI) et Sacha Bonnefond pour un live trip hop, avec des chansons inédites, comme annoncé par la chanteuse au tout début.

"Nous nous sommes rencontrés à Paris, un peu par hasard, alors que Khalil cherchait une chanteuse pour son nouveau projet Trip Hop. Nous bossons ensemble sur toutes les chansons", raconte Sacha au HuffPost Tunisie.

Un live dynamique et une présence de la part des deux membres du groupe qui a charmé les festivaliers, en attendant leur prochain album, qui sortira aux alentours d'octobre, selon la chanteuse.

Salem Jabou

salem jabou

Salem, la star montante, comme on le surnomme, compte trois résidences jusque-là. Dans un club en Suisse d'abord, pendant un an et demi. Au Terminal club avec Kais Dhifi, à Lyon et à l'heure actuelle, au Wax Bar en Tunisie dans le cadre d'Extracheese, une suite d'événements organisés avec Khalil Hentati, qui avancent une approche éclectique de la musique électronique, loin du techno, dont les scènes tunisiennes regorgent.

Dans cette même vision, Salem Jabou ne se limite pas par les genres musicaux. Micro house, deep house, disco ou encore techno, "C'est ce mélange là qui fait la différence. En plus de le faire avec beaucoup d'amour et conviction" affirme t-il au HuffPost Tunisie.

Pour sa première sortie, Il a choisi un label tunisien "Underground Source Records", de Amine Ben Ali, dans le but de participer, par sa vision et sa production, à faire évoluer la scène locale.

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