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Tunisie: Le déficit des sociétés exportatrices résidentes pèse lourdement sur la dépréciation du dinar tunisien

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EXPORT TUNISIA
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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La Banque Centrale de Tunisie vient de publier une analyse exhaustive des échanges commerciaux de la Tunisie réalisées au cours du premier semestre de l’année en cours.

Parmi les faits saillants de la période couverte par l’étude l’Institut d’émission souligne des prémices de reprise des exportations et ce dans les différents secteurs d’activité.

Un déficit commercial de 6 milliards de dinars au 1er semestre 2016

La rétrospective des échanges internationaux fait montre d’une atténuation du déficit de la balance énergétique pour revenir à 1497 MDT suite à la baisse des cours internationaux des hydrocarbures et à une amélioration des exportations des industries manufacturières, lesquelles ont augmenté de 8,6%.

Par ailleurs, un fléchissement aussi bien des importations que des exportations a été observé. La baisse des importations à un rythme plus important que celui des exportations a contribué à la contraction du déficit commercial qui s’élevait à 6 milliards de dinars au premier semestre de l’année en cours.

La Tunisie souhaite améliorer ses échanges avec l’Union Euroasiatique dont la Russie

Au niveau géographique et bien que l’Europe conserve son rang de leader dans les échanges de la Tunisie avec l’extérieur, l’analyse de la BCT note une "légère hausse de la part des pays de l’Asie au cours du second trimestre de 2016 par rapport à la même période de 2015 suite, essentiellement, à l’accroissement des exportations vers l’Inde qui ont presque quintuplé".

D’ailleurs, la Tunisie cherche à diversifier ses marchés et souhaite par la même occasion devenir membre de l’Union Euroasiatique (UEE).

Les États membres de cette Union naissante sont l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan et la Russie. En effet, la Russe demeure l’un des principaux fournisseurs de la Tunisie en produits miniers, matières premières et certains produits alimentaires de base, note le rapport de la BCT.

Un déficit de 8,9 milliards de dinars pour les sociétés résidentes

Par ailleurs et outre la répartition géographique des échanges commerciaux avec l’extérieur, la ventilation des échanges selon le statut de résidence, à savoir Sociétés non résidentes (entre autres les sociétés offshore) et les sociétés résidentes qui sont tenues de rapatrier les recettes de leurs exportations.

A ce titre, la BCT a affirmé que le déficit élevé des sociétés résidentes, soit 8,9 Milliards de dinars, a exercé une forte pression sur le marché des changes et a contribué à la dépréciation du dinar tunisien vis-à-vis des principales devises.

Le déficit de ces sociétés revient principalement au fléchissement des exportations dans les secteurs des industries manufacturières, de l’agriculture mais également dans les industries agroalimentaires. La baisse de la production et de l’investissement dans les principaux secteurs d’activité industrielle et extractive continue d’avoir des effets directs, indirects et croisés sur le secteur du commerce international et par ricochet sur les avoirs en devises.

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