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Bombardier va délocaliser une partie de sa production au Maroc

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AÉRONAUTIQUE - En plus du secteur automobile, le Maroc continue de séduire les acteurs de l'industrie aéronautique. Le quotidien irlandais The Belfast Telegraph annonce que le constructeur canadien Bombardier va délocaliser une partie de sa production belfastoise en faveur du Maroc et du Mexique. Une décision qui a été prise dans le cadre d'une politique visant à réduire les coûts de production.

"Il est crucial pour nous de continuer à transférer les secteurs de production dans lesquels nous ne sommes plus compétitifs afin d'assurer l'avenir de nos opérations en Irlande du nord", a indiqué l'entreprise au quotidien. Un employé du constructeur a expliqué au Telegraph "que beaucoup de contrats historiques avaient été délocalisés au Maroc ainsi qu'au Mexique dernièrement".

Les syndicalistes irlandais dénoncent cette décision

Le syndicat Union the union a réagi à travers la voix de Davy Thompson, un de ses représentants dans la région: "Cette annonce porte à 735 le nombre d'employés qui risquent de perdre leur emploi cette année dans l'usine de Belfast", a déploré le syndicaliste qui regrette "l'absence d'une stratégie industrielle à l'heure où l'Irlande du nord doit faire face aux défis qui relèvent du Brexit".

Une polémique qui n'est pas sans rappeler celle qui avait secoué la classe politique québécoise en novembre 2015. Les partis d'opposition avaient condamné à l'époque la décision prise par le géant de l'aéronautique de renforcer ses activités au Maroc ainsi qu'au Mexique.

L'usine marocaine de Bombardier fait partie d'un réseau de 80 unités de production dont dispose le constructeur à travers le monde. Située dans la zone franche de Midparc à Nouaceur (en périphérie de Casablanca), elle fabrique notamment des composants mécaniques destinées au modèle d'avion de ligne civil Canadair regional jet (CRJ). Une opération qui relevait auparavant de l'usine de Bombardier à Belfast, selon Usine Nouvelle. Ce fleuron canadien de l’industrie ferroviaire et aéronautique s'était par ailleurs engagé à investir 200 millions de dollars dans ce site, qui devrait compter 850 salariés d’ici à 2020.

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