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Un collectif d'associations et d'organisations appelle à adapter le Code du Statut Personnel à la Constitution

Publication: Mis à jour:
13 AOUT 2013
Nacer Talel pour HuffPost Maghreb
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La consécration du principe de l’égalité homme-femme en Tunisie exige l’adaptation du Code du Statut Personnel (CSP) à la nouvelle Constitution du pays, a affirmé Radhia Jerbi, présidente de l’Union Nationale de la Femme Tunisienne (UNFT).

S’exprimant lors d’une journée d’étude sur "La situation de la femme tunisienne 60 ans après de la promulgation du CSP", tenue mardi, au siège de l’Union Tunisienne de l'Agriculture et de la Pêche (UTAP), à l’initiative de l’UNFT, Jerbi a souligné que "le CSP, en tant qu’acquis important de la femme tunisienne, doit être révisé afin de mieux l’appliquer, sur le terrain, en faveur de l'égalité".

La présidente de l’UNFT a précisé que cette manifestation s’inscrit dans le cadre des festivités organisées à l’occasion de la célébration de la fête nationale de la femme tunisienne qui coïncide, cette année, avec le 60ème anniversaire de l’UNFT et du CSP.

Elle a mis l'accent sur l’importance de la coopération entre les différentes organisations afin de servir l’intérêt de la femme tunisienne et de défendre ses droits, soulignant le parcours militant de l’UNFT et la lutte menée en faveur de l’amélioration du statut de la femme.

De son côté, Saad Seddik, ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, a fait le point sur le rôle crucial de la femme rurale, notamment la femme agricultrice, dans la sécurité alimentaire dans le monde, rappelant l’obligation de défendre ses droits.

Appuyant son approche par des statistiques, il a évoqué le nombre limité des femmes propriétaires de terres contre le nombre élevé des ouvrières agricoles, dont le taux s’élève à 58 % du nombre total des femmes agricultrices.

Les statistiques montrent aussi le manque de formation agricole en faveur de la femme rurale, a-t-il révélé, notant que le taux des filles inscrites dans des centres de formation agricole s’élève seulement à 25 %.

Le ministre a également mis la lumière sur les difficultés qu’affrontent les femmes agricultrices dans l’accès aux sources de financement, indiquant que peu d'entre elles bénéficient de prêts.

Pour sa part, Abdelmajid Ezzar, président de l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP), a appelé, dans son intervention, à l’amélioration des conditions du travail des ouvrières agricoles, insistant sur l’importance de garantir leur sécurité à travers l'amélioration du transport agricole.

Outre le danger des accidents de la route qu’affrontent les femmes agricultrices, elles doivent aussi faire face, dans certaines zones forestières, au danger du terrorisme, a-t-il ajouté.

Selon Ezzar, unir les efforts et coordonner le travail des différentes organisations permettra de protéger la femme et de défendre ses droits.

Un accord de partenariat a été conclu, dans ce sens, entre l’UNFT et l’UTAP, prévoyant une action commune des deux organisations en faveur de la femme tunisienne.

Honorée à cette occasion par l’UNFT, Majdouline Cherni, présidente de l’Instance générale des martyrs et blessés de la révolution et des opérations terroristes, a parlé du risque encouru par les femmes habitant près des zones militaires qui peuvent perdre la vie, victimes du terrorisme ou de l'explosion de mines.

Cette journée d’étude a été organisée en partenariat avec l’UTAP, l’union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), la Ligue des Electrices Tunisiennes (LET) et l'Association LAM ECHAML.

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