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La Haca répartit le temps d'antenne pour les élections

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La Haca répartit le temps d'antenne pour les élections | DR
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ÉLECTIONS – Pour garantir une répartition égale du temps d’antenne accordé aux partis politiques lors de la campagne électorale des législatives, la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca) a publié le 21 juillet une décision dans ce sens.

C’est le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA), relevant de la Haca, qui a rendu cette décision. Deux rencontres consultatives avec les opérateurs publics et privés ont été organisées dans ce cadre, le 13 juillet.

"A l’instar des échéances électorales passées, la décision établit une période électorale de 43 jours, allant du 25 août au 06 octobre 2016", souligne la Haca.

Au cours de cette période, "les opérateurs de la communication audiovisuelle publics et privés présenteront des programmes relatifs aux élections législatives, en plus des programmes de la campagne officielle, qui débutera, le samedi 24 septembre 2016, sachant que seules les sociétés nationales de l’audiovisuel public sont habilitées à diffuser les programmes relatifs à cette dernière, suivant les modalités fixées par voie réglementaire".

La décision fixe également l’estimation de l’accès des partis politiques au service de la communication audiovisuelle tout au long de la période électorale, "sur la base de leur représentativité au niveau des deux chambres du Parlement, avec une répartition du volume horaire global des programmes de la période électorale en fonction de trois groupes".

Les partis scindés en trois groupes

Le premier groupe sera composé des partis politiques qui disposent d’un groupe parlementaire dans l’une des deux chambres et bénéficiera de 50% du volume horaire global des programmes de la période électorale, "réparti de manière égale entre les différents partis".

Le deuxième groupe sera, lui, composé des partis politiques représentés au parlement et qui ne disposent pas d’un groupe parlementaire. Ces partis se verront accorder 30% du volume horaire global des programmes de la période électorale.

Le troisième groupe rassemblera quant à lui les partis politiques non représentés au Parlement. Ces derniers auront droit à 20% du volume horaire global des programmes.

La Haca invite également les médias à garantir une participation féminine d’au moins un tiers aux différents programmes prévus pour les élections. Le respect de la diversité linguistique, l’implication des jeunes et des personnes à besoins spécifiques figurent également parmi les recommandations de l’autorité régulatrice.

En 2015 aussi, la Haca avait émis un texte comportant 20 recommandations destinées aux médias audiovisuels, 42 jours avant la tenue des premières élections communales et régionales depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution. Ces recommandations prenaient en compte les plaintes reçues par la Haca ainsi que les auto-saisines effectuées par l’instance.

Elles étaient relatives au traitement de l'information politique pendant la période électorale, qui sont axées autour de trois engagements: celui de se conformer aux principes qui structurent la pratique médiatique, de la garantie du droit à l’accès de l’information à l’ensemble des citoyens et enfin, de l'engagement au respect des conditions de compétition loyale entre les partis politiques.

Afin que les scrutins s'accompagnent d'un traitement équitable et objectif de l'information, l’instance avait aussi conseillé aux médias audiovisuels de s'abstenir "de diffuser tout programme susceptible de comporter des informations mensongères ou pouvant induire autrui en erreur ou des propos à caractère diffamatoire, insultant ou dégradant, et tout programme susceptible d’affecter, de par son contenu ou son format, le cours normal de la période électorale".

Toujours est-il que certains médias n’ont pas suivi ces recommandations à la lettre. Selon un rapport de la Haca publié en novembre dernier, les médias publics avaient accordé plus de temps de parole aux partis de la majorité, alors que le bilan des télévisions et radios privées était plus équilibré. Ces derniers avaient ainsi consacré 40,35% de temps d’écoute aux partis de la majorité et 39,23% aux partis de l’opposition.

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