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Cérémonie d'ouverture des Olympiades: musique, célébrités, décor... Tout ce à quoi on peut s'attendre aux JO de Rio 2016

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CEREMONIE OUVERTURE JO 2016
Des feux d'artifice sont testés dans le stade Maracana de Rio, le 3 août 2016. | YASUYOSHI CHIBA / AFP
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JEUX OLYMPIQUES - Première ville sud-américaine hôte des Jeux olympiques, Rio veut offrir "la plus grande fête jamais organisée" au Brésil, pays du carnaval et de la samba, lors de la cérémonie d'ouverture vendredi 5 août (20 heures locales, 1 heure en France) dans le mythique stade Maracana.

La barre est haute pour le trio de directeurs artistiques à la manœuvre, dont le réalisateur brésilien Fernando Meirelles, après le spectacle inventif et décalé qui avait rencontré un franc succès à Londres il y a quatre ans. D'autant qu'il a dû composer avec des moyens très éloignés du faste de Pékin et du budget londonien, dans un pays plongé dans une récession économique aiguë assortie d'une sévère crise politique.

Une enveloppe "douze fois inférieure à celle de Londres, vingt fois à celle de Pékin", estime Meirelles, qui a notamment réalisé "La Cité de Dieu" et "The Constant Gardener".

Malgré ces contraintes financières, "nous voulons proposer la plus grande fête jamais organisée dans ce pays", lance Daniela Thomas, codirectrice artistique de la cérémonie.

Sous les yeux de quelque trois milliards de téléspectateurs à travers le monde, le légendaire Maracana, garni de près de 80.000 spectateurs, sera ainsi transformé le temps d'une soirée en sambodrome. Y défileront des centaines de représentants d'une douzaine d'écoles de samba, dans l'ordre du classement du dernier Carnaval en février.


L'apparition attendue de Gisele Bündchen

Seront également de la fête les mélodies de deux icônes de la musique populaire brésilienne, Gilberto Gil et Caetano Veloso. Et l'ex-mannequin vedette Gisele Bündchen, retirée des podiums depuis 2015, défilera au son de l'incontournable "A Garota de Ipanema".

L'apparition de l'ancienne top-modèle a fait naître une polémique quand la presse brésilienne a bruissé ces derniers jours de fuites selon lesquelles elle jouerait un simulacre d'agression par un gamin des rues, alors que la scène est courante à Rio, ville à la criminalité en hausse. Mais les organisateurs ont affirmé qu'il "n'y aurait pas de scène de vol" dans le spectacle.

Les quelque quatre heures de show n'échapperont pas à une figure imposée, un voyage à travers les étapes marquantes de l'histoire du pays: au Brésil, la colonisation portugaise, une évocation de l'esclavage ou encore le vol du pionnier de l'aviation Alberto Santos-Dumont dans son 14 Bis au début du XXe siècle.


Le spectacle se projettera également sur l'avenir de la planète, avec un tableau sur le réchauffement climatique soulignant le rôle crucial du Brésil, qui abrite la majeure partie de la forêt amazonienne.


Jeux olympiques de Rio : dans les coulisses de la cérémonie d'ouverture

Qui sera le dernier relayeur de la flamme olympique?

Cette cérémonie "carnavalesque" sera ponctuée du défilé des équipes, derrière leur porte-drapeau. Parmi elles, une délégation de dix réfugiés défilera sous la bannière olympique. Une première.

Le judoka Teddy Riner, porte-drapeau de la délégation française, a reconnu jeudi avoir "un peu le trac" avant la cérémonie d'ouverture, où il ouvrira la voie aux quelques 400 athlètes tricolores.

"Je n'ai pas envie de me louper ou de me prendre les pieds dans les fils ou quelque chose qui traîne, j'ai envie d'être exemplaire. Mais il faut rester soi-même, il ne faut pas se mettre une pression supplémentaire par rapport aux jeux Olympiques", a expliqué l'octuple champion du monde de judo lors d'un échange avec la presse au Club France à Rio.

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Secret bien gardé en revanche, l'identité du dernier relayeur de la flamme olympique qui allumera la vasque du Maracana, alors qu'une seconde s'embrasera simultanément dans le centre de Rio, dans la zone portuaire rénovée.

Le "Roi" Pelé, seul footballeur triple champion du monde, est le favori des pronostics. "J'en serais honoré (...) Ce serait une opportunité formidable dans mon pays", a reconnu mardi dans la presse française la légende du football brésilien. Mais s'il n'est plus tenu par des engagements avec ses sponsors évoqués dans un premier temps, à 75 ans, il marche difficilement, à l'aide d'une canne, et souffre de la hanche dont il a été opéré plusieurs fois, selon son porte-parole. "La question maintenant c'est la douleur musculaire qui affecte sa mobilité. Il ne sait toujours pas s'il pourra allumer la vasque. Il fait tout son possible", a-t-il expliqué à l'AFP.

Gustavo Kuerten, triple vainqueur de Roland-Garros, toujours très haut placé dans le coeur des Brésiliens, pourrait toutefois le priver de cet instant historique.

Moitié moins de chefs d'État qu'à Pékin en 2008

Les premiers JO sud-américains de l'histoire s'ouvriront vendredi dans un contexte politique tendu. Sans Dilma Rousseff, la présidente suspendue, qui fait face à une procédure de destitution et refuse d'être réduite à "un second rôle" sous le regard du monde entier. Sans non plus son prédécesseur Lula, au rôle pourtant déterminant dans l'obtention des JO-2016 il y a huit ans.

C'est Michel Temer, président par intérim depuis mi-mai, qui déclarera les XXXIe jeux Olympiques ouverts. Le vice-président de Rousseff s'est déjà dit "fin prêt" à subir huées et sifflets.

Il sera entouré de quelque 45 chefs d'État, bien moins que les 80 présents à Pékin en 2008 et les 70 de Londres en 2012. Plusieurs facteurs semblent avoir joué: des problèmes d'agenda, la distance qui oblige à deux ou trois jours de voyage pour les dirigeants venant d'autres continents et le contexte politique chahuté du pays organisateur.

Les dirigeants ayant fait le déplacement verront défiler quelque 10.500 athlètes dans le mythique stade Maracana, entouré d'un important dispositif de sécurité, avec 85.000 militaires et policiers mobilisés pour l'ensemble des Jeux, à Rio et les villes accueillant les matches de football.

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