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Les salariés de la Samir manifestent de nouveau

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Les salariés de la Samir manifestent de nouveau | DR
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MANIFESTATION – Ils ont décidé de faire entendre à nouveau leur voix. Les employés de la Samir vont battre le pavé ce vendredi 5 août en fin d’après-midi devant le siège de la raffinerie située à Mohammedia. Les revendications des employés, portées par le front syndical (constitué de la CDT, FDT et UNMT), n’ont pas vraiment changé.

Joint ce jeudi 4 août par le HuffPost Maroc, Latifa Benouakrim, responsable auprès du syndicat de la raffinerie de Mohammedia, revient sur les doléances de cette manifestation. Elle explique que les employés de la Samir sont dans l’expectative depuis la confirmation de la liquidation de la société de raffinage par décision de la Cour d’appel de Casablanca en date du 1er juin.

"Nous n'avons aucune vision sur l'évolution du dossier"

“Nous sommes inquiets puisque n’avons aucune vision sur l’évolution du dossier. Nous souhaitons accélérer les procédures pour le redémarrage de la raffinerie et souhaitons l’intervention de l’Etat afin de débloquer cette situation pour nous permettre de trouver une solution“, confie Mme Benouakrim.

Autre revendication: “ouvrir des négociations avec les différents acteurs pour avoir une perspective sur l’avenir des employés notamment la protection de leurs droits et acquis sociaux“.

Ces revendications sont les mêmes que celles formulées lors d’une précédente manifestation tenue en novembre 2015 et contenues dans une lettre adressée, fin mai, au président de la cour d’appel de Casablanca, à une semaine du verdict. Depuis, le front syndical fait entendre sa voix pour que le sort des employés ne soit pas oublié.

Vers un sit-in devant le parlement?

Si rien n’est fait, que fera le front syndical de la Samir? “Nous devrons en discuter entre nous. Rien n’a été décidé pour le moment, mais nous n’écartons pas d’organiser un sit-in devant le parlement tout comme de saisir les responsables des différents partis politiques car l’affaire de la Samir est une affaire nationale“, souligne la responsable.

Il faut rappeler que la Samir détenue majoritairement par sa maison mère Corral Petroleum du milliardaire saoudien Mohammed Al Amoudi avait dû interrompre ses activités, plombée par des dettes estimées à 44 milliards de dirhams. La raffinerie avait été placée en liquidation judiciaire le 21 mars par le tribunal de commerce de Casablanca avant qu’une décision de la cour d’appel de la ville ne vienne entériner la décision.

Mohammed Al Amoudi, l’actionnaire principal, avait ensuite enclenché une procédure d’arbitrage devant le Tribunal de l’Union européenne et celui du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), basé aux Etats-Unis.

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