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Les républicains qui voteront pour Hillary Clinton s'accumulent après le dernier dérapage de Donald Trump

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HILLARY CLINTON DONALD TRUMP
A combination photo shows Republican U.S. presidential candidate Donald Trump (L) in Palm Beach, Florida and Democratic U.S. presidential candidate Hillary Clinton (R) in Miami, Florida at their respective Super Tuesday primaries campaign events on March 1, 2016. Republican Donald Trump and Democrat Hillary Clinton rolled up a series of wins on Tuesday, as the two presidential front-runners took a step toward capturing their parties' nominations on the 2016 campaign's biggest day of state-by-sta | Reuters
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ÉTATS-UNIS - La trêve fragile entre Donald Trump et les ténors du parti républicain a maintes fois failli s'effondrer depuis sa victoire aux primaires, en mai. Elle a toutefois toujours plus ou moins tenu, en tout cas jusqu'à la dernière polémique causée par le candidat.

Des ténors du parti, dont son président Reince Priebus, seraient furieux que Donald Trump ait fait le choix de l'escalade verbale pour répondre à Khizr Khan, un Américain naturalisé d'origine pakistanaise dont le fils Humayun, capitaine de l'armée de Terre, fut tué en Irak en 2004.

Khan avait vivement dénoncé jeudi dernier à la tribune de la convention démocrate les propos anti-musulmans de Donald Trump. En réponse, Donald Trump a estimé qu'il avait été injustement attaqué, a insinué que l'épouse de Khan était restée silencieuse à la tribune car elle n'avait pas le droit de parler en tant que femme musulmane, et affirmé qu'il avait lui-même fait beaucoup de sacrifices dans sa vie.

Défections en série

Alors que fin juin Brent Scowcroft, ancien conseiller à la sécurité nationale du président George H. W. Bush, Richard Armitage, ancien secrétaire d'Etat adjoint du président Bush fils et plusieurs anciens élus ont annoncé qu'ils voteraient pour Hillary Clinton, de nouvelles défections s'accumulent.

La candidate démocrate, qui a promis dans son discours d'investiture à Philadelphie d'être "la présidente des démocrates, des républicains, des indépendants", a décroché mercredi le soutien de l'influente patronne républicaine de Hewlett Packard Enterprise, Meg Whitman. Cette dernière a promis de voter pour le camp opposé et de lever des fonds pour Clinton car “le caractère autoritaire de Trump pourrait mettre en danger notre prospérité et notre sécurité".

La veille, le républicain Richard Hanna, élu à la Chambre des représentants, devenait quant à lui le premier membre de son parti siégeant au Congrès des États-Unis à annoncer son intention de voter pour Hillary Clinton au scrutin présidentiel de novembre.

Âgé de 65 ans, ce dernier dit ne pas avoir supporté les récentes critiques de Donald Trump contre Khizr Khan. "J'ai vu ça et je me suis mis très en colère", a-t-il expliqué au site de la ville proche de sa circonscription. "J'étais sidéré par le manque de sensibilité de ses commentaires", a ajouté celui qui avait annoncé il y a plusieurs mois qu'il ne soutiendrait jamais Donald Trump.

Tentative de faire rentrer Trump dans le rang

Le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, ou encore le sénateur John McCain ont vivement condamné ses propos. "Trump se comporte comme s'il était encore aux primaires, quand il y avait 17 candidats", a déploré son allié de toujours Newt Gingrich sur la chaîne Fox Business. "Il faut qu'il fasse la transition et devienne un potentiel président des Etats-Unis, ce qui est un niveau beaucoup plus difficile".

A ce jour, la plupart des élus républicains du Congrès, ainsi que les dirigeants du parti, continuent de soutenir sur le papier Donald Trump ou de dire qu'ils ne voteront ni pour lui, ni pour Hillary Clinton. Mais cette dernière polémique a changé la donne. Un dernier sondage Fox News donne Donald Trump 10 points derrière la démocrate alors que les deux candidats étaient à seulement six point d'écart un mois plus tôt dans une étude de la même chaîne.


Selon NBC, un groupe de poids lourds républicains, dont l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, envisage de plaider directement auprès de Donald Trump pour qu'il rentre dans le rang.

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