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Certains partis politiques amers après la nomination de Youssef Chahed au poste de chef du gouvernement

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CHAHED
Zoubeir Souissi / Reuters
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Plusieurs représentants de partis se sont exprimés sur la nomination de Youssef Chahed au poste de chef du gouvernement.

Abderaouf Chérif, président du bloc parlementaire Al Horra, rattaché au parti de Mohsen Marzouk, Machrou' Tounes, a indiqué sur Mosaïque FM qu' "avec la nomination de Youssef Chahed au poste de chef du gouvernement, il faut arrêter de parler de gouvernement d'union nationale".

Il a en outre indiqué qu' "on ne pouvait pas construire un gouvernement d'union nationale avec un quota partisan", affirmant que la même erreur que celle qui a eu lieu pour la formation du gouvernement d'Essid est en train de se répéter.

Youssef Chahed avait pour sa part affirmé lors de la Conférence de presse relative à son investiture qu'il n y aurait pas de "quota partisan".

Al Massar ne participera pas au prochain gouvernement

Le dirigeant au parti Al Massar, Faouzi Charfi, est allé dans le même sens que Abderaouf Chérif, en affirmant à la radio Mosaïque FM que la désignation de Youssef Chahed est "le signe que le prochain gouvernement sera fait de quotas partisans et non un gouvernement d'union nationale".

Il a en outre indiqué que son parti n'est plus concerné par le prochain gouvernement, ni par son programme.

Selon lui, le prochain gouvernement ne sera pas une coalition de 4 partis mais de 5 à savoir Ennahdha, Nidaa Tounes, l'UPL, Afek Tounes et Al Moubadara: "Nous avons participé à la première étape des consultations et nous avons discuté d'une description particulière du profil du prochain chef du gouvernement, mais le deuxième round des négociations est sorti du chemin tracé" a t-il indiqué.

Une mascarade pour Alirada

De son côté, le dirigeant du parti Alirada, Adnen Mansar a affirmé, sur la même radio, que "la désignation de Youssef Chahed est une deuxième étape de la violation de la Constitution".

Pour Adnen Mansar, "la désignation de Youssef Chahed est une pièce de théâtre" avant d'ajouter que "les négociations auraient du avoir lieu au théâtre municipal de Carthage" et non au Palais de Carthage.

"La Tunisie vit aujourd'hui dans un régime en apparence parlementaire" a t-il indiqué, affirmant que Béji Caid Essebsi et Rached Ghannouchi sont entrain de faire en sorte que la présidence de la République soit plus forte que les autres institutions.

Hechmi Hamdi appelle à un jour de colère

Le président du Courant de l'Amour, Hechmi Hamdi a appelé à "un jour de colère" le samedi 06 août prochain, suite à la nomination de Youssef Chahed au poste de chef du gouvernement.

Appelant ses sympathisants à manifester dans toutes les régions, il appelle au "retrait de la confiance accordée au président de la République".

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