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Chakib Benmoussa revient sur la coopération sécuritaire franco-marocaine

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CHAKIB BENMOUSSA
L'ambassadeur du Maroc en France revient sur la coopération sécuritaire franco-marocaine | Eric Gaillard/Reuters
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DIPLOMATIE - A l’occasion de la fête du trône, l’ambassadeur du Maroc en France Chakib Benmoussa a accordé un entretien au site français Opinion Internationale. Une entrevue dans laquelle il est notamment revenu sur la coopération franco-marocaine en matière de sécurité ainsi que l’implication du Maroc sur le front de l’environnement en Afrique.

Le royaume a développé depuis plusieurs années une vigilance accrue en termes de sécurité, qui soit la plus pertinente et qui a permis de démanteler un certain nombre de cellules qui pourraient cibler le territoire marocain, a souligné le diplomate marocain.

"En même temps, le Maroc dispose aujourd’hui d’informations qui, lorsqu’elles sont en partage avec d’autres services notamment, français permettent d’agir et d’anticiper sur un certain nombre de risques potentiels qui peuvent avoir lieu sur le territoire français", a-t-il relevé. D’ailleurs, quatre jours avant l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray en France, qui a coûté la vie à un prêtre, les renseignements marocains ont alerté leurs homologues français, une photo de l’un des suspects à l’appui.

Chakib Benmoussa a affirmé que la qualité de commandeur des croyants de Mohammed VI a permis d’initier un certain nombre d’actions pour la maitrise du champ religieux afin qu’il ne soit pas la cible d’acteurs extrémistes ou qui cherchent à adopter une approche très éloignée de l’islam tel qu’il a été toujours pratiqué au Maroc se basant sur le dogme malékite.

Des institutions dédiées à le gestion du champ religieux ont été mises en place comme le Conseil supérieur des ouléma et l'Institut Mohammed VI de formation des imams, morchidines et morchidates, ainsi que des mécanismes en charge de l’interprétation des textes et de la gestion et du financement des mosquées, a rappelé Chakib Benmoussa.

Ce dispositif "est le meilleur moyen de lutter contre certaines formes d’extrémisme", a affirmé l’ambassadeur, notant que la commanderie des croyants a aussi un prolongement en Afrique puisque aujourd’hui, la Fondation Mohammed VI des oulémas africains basée à Fès, crée un espace de dialogue et d’échange entre les ouléma du continent.

Le Maroc, un acteur important sur le front de l’environnement

Sur un autre volet, Chakib Benmoussa a indiqué que le Maroc qui abritera en novembre prochain la COP22, veut placer cet événement planétaire sous le signe de l’action et des projets concrets en accordant toute la priorité à l’Afrique et aux pays vulnérables sur le plan climatique.

La COP22 mettra en avant des thèmes qui interpellent le continent africain, notamment l’adaptation, le financement, le développement des capacités et le transferts des technologies, a-t-il indiqué, soulignant l’impérieuse nécessité de prendre des initiatives concrètes sur les systèmes d’alerte, des énergies, de l’eau et de l’agriculture.

Le diplomate marocain a souligné que l’organisation de la COP22 au Maroc est un engagement qui traduit une politique menée par le royaume, que ce soit dans le domaine de l’eau ou des énergies renouvelables, rappelant que lors de la COP21 à Paris, Mohammed VI avait annoncé que l’objectif, qui était d’arriver à 42% en 2020 d’énergie électrique à base d’énergies renouvelables serait porté à 52% en 2030.

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