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L'Institut royal de la culture amazighe (IRCAM) va-t-il disparaître?

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IRCAM MAROC
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LANGUES - La question se pose. Car au moment où le projet de loi organique relative à la mise en oeuvre du caractère officiel de l'amazighe répartit les responsabilités en matière de mise en oeuvre du caractère officiel de l'amazighe, il ne fait aucunement mention de l'IRCAM, parmi les institutions qui accompagneront l'officialisation de l'amazighe.

Dans le projet de loi organique relative à l'amazighe, seules trois institutions sont évoquées dans le projet de loi: le Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique, le ministère de l'Education nationale ainsi que le Conseil national des langues et de la culture marocaine.

C'est dans l'escarcelle de ce dernier Conseil que l'IRCAM pourrait tomber. En effet, le projet de loi organique relative au Conseil national des langues et des cultures devrait doter ce dernier d'une super-compétence en la matière, et sera "chargé notamment de la protection et du développement des langues arabe et amazighe et des diverses expressions culturelles marocaines", selon l'article 5 de la Constitution, qui dispose, aussi, que le Conseil "regroupe l’ensemble des institutions concernées par ces domaines".

La possibilité que le Conseil national des langues et de la culture regroupe la totalité des institutions concernées par les langues et la culture semble déplaire au directeur de l'IRCAM Ahmed Boukous: "Nous considérons que le Conseil national des langues et de la culture doit garder l'IRCAM en l'état avec ses missions, son statut, son règlement intérieur, ses moyens financiers, ses ressources humaines, si on veut que cette institution continue de faire le travail qu'elle fait, de manière tout à fait respectable depuis sa création".

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