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Le risque politique serait "moyen" au Maroc selon le cabinet Aon

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Le risque politique serait "moyen" au Maroc selon le cabinet Aon | DR
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RISQUE - Le Maroc est exposé à un risque politique "moyen". C’est ce qui ressort de la dernière mise à jour de la carte des risques politiques publiée le 26 juillet par la multinationale britannique Aon Risk, spécialisée dans la gestion des risques, le courtage d'assurance et de réassurance ou encore le conseil en ressources humaines.

Pour établir cette carte, Aon Risk a analysé les risques politiques dans 162 marchés émergents à travers le monde. La multinationale britannique s’appuie sur neuf indicateurs.

Ces derniers vont du transfert de devises au non-paiement de la dette souveraine, en passant par l'ingérence politique, la perturbation de la chaîne d'approvisionnement, le risque juridique et réglementaire, la violence politique, le risque pour les affaires, la vulnérabilité du secteur bancaire et la disposition du gouvernement à stimuler l’économie du pays

Sur une carte interactive régulièrement mise à jour, le cabinet Aon attribue des couleurs aux pays en fonction du risque encouru par chacun d'eux: le vert pour un risque “faible“, jaune “moyen“ avec une tendance jaune clair (risque moyen faible) et jaune foncé (risque moyen). De même, certains pays sont classés orange, clair (pour risque moyen élevé) et foncé (risque élevé). Les pays placés dans le rouge présentent quant à eux, un risque très élevé.

Le Maroc fait mieux que ses pairs de la région MENA...

Si les Emirats arabes unis, le Qatar et le Koweït présentent un risque moyen faible, le Maroc présente avec l’Arabie Saoudite et Oman, un risque politique moyen. Le royaume, placé dans le jaune foncé, est présenté comme “relativement stable avec un climat des affaires relativement 'fort' comparé à ses pairs de la même région avec un niveau de risque modéré“.

Le royaume est mieux noté que la Jordanie et la Tunisie qui présentent un risque moyen élevé. Le Maroc passe aussi devant l’Egypte, le Liban et l’Algérie, placés dans la zone orange foncé avec un risque élevé. La Libye, l’Irak, la Syrie et le Yémen sont, eux, dans la zone rouge avec un risque politique très élevé.

… mais reste vulnérable aux crises en Europe et au changement climatique

“Les zones franches commerciales du Maroc ont attiré l’activité de délocalisation européenne“, analysent les auteurs du rapport. Seulement “le favoritisme est persistant et l'ingérence politique sape le cadre institutionnel pour les investisseurs étrangers à l'extérieur de ces zones“, ajoutent-ils.

Autres facteur de risque à prendre en compte, “les vulnérabilités économiques à la périphérie de l'Europe (une destination d'exportation clé et une source d’envois de fonds) ont affaibli la croissance, conduisant à une détérioration du commerce, de la balance extérieure et budgétaire, en dépit de la ligne de crédit du FMI qui fournit une assurance“ poursuivent les analystes.

Plus loin, les mêmes analystes soulignent que “le pays est vulnérable aux événements climatiques, notamment les sécheresses, qui exercent une pression sur le budget du gouvernement sous forme de subventions et nuisent à la croissance“.

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