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Les réalisateurs algériens Lotfi Bouchouchi, Damien Ounouri et Hassen Ferhani primés au FIOFA

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Facebook/FIOFA
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Trois réalisateurs algériens ont été primés mercredi 27 juillet lors de la cérémonie de clôture du 9e Festival international du film arabe d'Oran (FIOFA). Lotfi Bouchouchi, Damien Ounouri et Hassen Ferhani se sont distingués dans trois différentes catégories, ont annoncé les organisateurs sur leur page Facebook.

Lotfi Bouchouchi a remporté le Prix du meilleur réalisateur pour son long métrage "Les puits". L'oeuvre, dont le style tragique et sensationnel avait subjugué le public, avait été projetée lundi soir au FIOFA.

"El Bir" relate le quotidien dans un village du Sud du pays où des femmes, enfants et vieillards endurent un siège imposé par l'armée coloniale française pour isoler les moudjahidine. Privés d'eau, ces villageois se trouvent contraints de choisir entre mourir de soif ou sous les balles de leurs bourreaux.

Le réalisateur enrichit ainsi son palmarès avec ce premier long métrage, après avoir raflé,entre autres, le Prix du meilleur long métrage et meilleur scénario du 9e Festival du film de Mascate (Oman), le Grand prix du Festival maghrébin du film d'Oujda (Maroc) et le Prix du meilleur film au 31e Festival du film méditerranéen d'Alexandrie.

Le réalisateur Damien Ounouri a de son côté remporté le Prix spécial du jury du FIOFA pour son court métrage "Kindil El Bahr".

Cette oeuvre, basée sur un scénario co-écrit par le réalisateur algérien et l'actrice Adila Bendimred, dresse la situation des femmes à travers l'histoire de Nafissa, lynchée à mort par un groupe d'hommes à la plage, explique le synopsis.

Le troisième réalisateur algérien primé est Hassan Ferhani pour son documentaire "Fi Rassi rond point" (Dans ma tête un rond point). Cette réalisation a cette fois-ci remporté le Grand prix de la catégorie, Wihr d'Or, selon la même source.

"Fi rassi rond-point" est une immersion dans les abattoirs d'Alger, les plus vieux d'Afrique, où "des hommes vivent et travaillent à huis clos aux rythmes lancinants de leurs tâches et de leurs rêves".

Le documentaire, qui avait déjà été primé l'été dernier au Festival international de Cinéma de Marseille, a également été récompensé au Festival du film à Alger, au 32e Festival international du cinéma "Vues d'Afrique" de Montréal et au 5e Festival du film africain de Louxor en Egypte.

Le prix Wihr d'or dans la catégorie des longs métrages a été attribué à l'égyptienne Halla Khalil pour sa réalisation "Nawara".

Cette œuvre, dont le scénario est écrit par la réalisatrice même, raconte le quotidien de "Nouara" qui se déplace d'un quartier pauvre à un autre huppé pour y travailler, laissant son esprit valser entre ses soucis et ses rêves. Le printemps 2011 lui rapporte un autre lot d'inquiétudes, explique le synopsis.

Quant au Wihr d'Or du meilleur court métrage, il a été attribué à l'égyptien également Hicham El Bandary, pour son oeuvre "Chaud et sec en été".

Le Festival international d’Oran du film arabe (FIOFA) s'est clôturé ce mercredi. L'événement, qui a duré une semaine, a été marqué par diverses activités, des compétitions artistiques, des échanges et des projections de nombreuses oeuvres du 7e art arabe.

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