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Tunisie: Création d'un institut national de E-learning

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Frank Bertele, CEO of tech startup NETZ, works on his laptop in London Wednesday June 29, 2016. Within 24 hours of Britain’s vote to leave the European Union, London-based technology startup Netz saw five investors suspend hundreds of thousands of pounds in promised money. (AP Photo/Leonora Beck) | ASSOCIATED PRESS
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Réunie en plénière, mercredi, l’Assemblée des Représentants du peuple (ARP) a voté un accord entre la Tunisie et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) portant création d’un institut spécialisé en ingénierie de la Connaissance et de la formation à distance ou aussi E-learning.

Dénommé Institut de la francophonie pour l’ingénierie de la connaissance et de la formation à distance, cet établissement universitaire se veut un cadre idoine pour former des formateurs aux méthodes d’apprentissage à distance et à l’usage des technologies de l’information et de communication (TIC) dans le secteur de l’éducation.

Cet institut tend également à proposer des cycles de formation aux formateurs en vue d’encourager l’enseignement numérique, à promouvoir la recherche dans les domaines des technologies de l’information et de la communication et à créer de nouveaux contenus pédagogiques.

Prenant la parole, la députée du mouvement Ennahdha, Meherzia Laabidi a plaidé en faveur d’une contribution majeure de l’université tunisienne dans le dispositif de l’enseignement à distance, mettant l’accent sur la nécessité d’élargir les méthodes d’apprentissage à distance à l’Arabe et à l’Anglais.

Haykal Belgacem, député du Front populaire, s’est plutôt intéressé aux questions de forme, relevant que l’accord a été soumis à la commission des droits et des libertés au lieu et place de la commission de l’éducation.

Il s’est également interrogé sur les préparatifs logistiques et administratifs ainsi que sur les moyens matériels et humains dont dispose le ministère pour tirer meilleur profit de ce partenariat, déplorant l’absence à ce titre l’absence d’une stratégie claire pour mettre fin à la fuite des cerveaux et des compétences.

Pour changer la donne, a-t-il soutenu, il est plus que jamais nécessaire de réformer le système de l’enseignement supérieur, de faire associer autant que possible les parties prenantes et de convertir les projets théoriques et purement académique en projets techniques en phase avec les exigences du marché.

Réagissant aux députés, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Chiheb Bouden a affirmé que l’institut en question est unique au monde, soulignant que le choix de la Tunisie en tant que pays abritant nombre d’organisations internationales est une véritable reconnaissance envers la Tunisie pour ses efforts déployés dans le domaine de l’éducation numérique et de l’enseignement à distance.

L’accord, a-t-il dit, permettra décidément d’asseoir la position de la Tunisie en tant que pôle dans le domaine de l’enseignement à distance dans les pays du voisinage et en Afrique et dans les pays ayant en commun le partage de la langue française.

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