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Maroc: Le climat des affaires jugé défavorable par les industriels au 2e trimestre 2016

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Le climat des affaires jugé défavorable par les industriels | kzenon
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INDUSTRIE - Le climat général des affaires est jugé défavorable par les industriels au cours du 2e trimestre 2016, après avoir été perçu comme normal le trimestre précédent, selon Bank Al-Maghrib qui vient de publier les résultats trimestriels de l’enquête de conjoncture dans l'industrie.

Par branche d'activité, il est jugé défavorable dans le textile et cuir et dans la chimie et parachimie et normal dans la mécanique et métallurgie et dans l'agroalimentaire, explique la Banque centrale.

Concernant les conditions d'approvisionnement, elles ont été difficiles selon les industriels, notamment dans les branches de la mécanique et métallurgie, du textile et cuir. En revanche, les industriels de l'agroalimentaire et de la chimie et parachimie ont déclaré des conditions d’approvisionnement normales, note BAM.

Les industriels ont également déclaré une stagnation au niveau des effectifs employés, recouvrant une baisse des effectifs au niveau des branches de la chimie et parachimie selon 82% des entreprises et une hausse des effectifs dans la mécanique et métallurgie selon 35%. Pour les trois prochains mois, les industriels s’attendent à une stagnation des effectifs, reflétée particulièrement dans la chimie et parachimie et dans la mécanique et métallurgie.

Interrogés sur les contraintes limitant le développement de leur production au deuxième trimestre, les industriels évoquent une insuffisance de la demande et une accentuation de la concurrence, ce qui freine l’augmentation de la production des entreprises.

Selon 34% des industriels, les coûts unitaires de production auraient augmenté par rapport au premier trimestre, en relation notamment avec l’augmentation des coûts des matières premières et du coût de l’énergie, et ce pour l’ensemble des branches d’activité.

Pour ce qui est de la situation de la trésorerie, elle a été jugée difficile dans l’ensemble des branches et de manière plus prononcée dans les branches de la chimie et parachimie (49%) et du textile et cuir (47%). Ce constat serait en liaison avec l’augmentation des charges non financières, l’accentuation des difficultés de recouvrement et la réduction des délais fournisseurs. Toutefois, l’amélioration des ventes a eu un impact positif sur la trésorerie des entreprises.

L’accès au financement bancaire aurait été normal selon 85% des industriels et difficile selon 11%. Par branche, plus de quatre entreprises sur cinq qualifient l’accès au financement de normal dans l’industrie agroalimentaire (92%), la chimie et parachimie (87%) et la mécanique et métallurgie (79%), alors que cette proportion est de 38 pc dans le textile et cuir.

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