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L'Union africaine réagit à la décision du Maroc de rejoindre ses bancs

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IDRISS DEBY ITNO
Idriss Deby Itno, President of Chad, addresses the 68th United Nations General Assembly at UN headquarters in New York, September 25, 2013. REUTERS/Mary Altaffer/Pool (UNITED STATES - Tags: POLITICS) | Pool New/Reuters
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AFRIQUE - Première sortie officielle de l'Union africaine (UA) depuis l'annonce faite par le Maroc de sa volonté de rejoindre l'instance panafricaine. Dans un communiqué publié mardi 26 juillet sur son site officiel, intitulé “Le Maroc n’a pas participé au 27e Sommet de l’Union africaine et n’y a pas pris la parole”, l'UA veut mettre les choses au clair.

Plusieurs médias ont en effet rapporté que le Maroc a effectivement et officiellement participé au sommet, vu que plusieurs officiels marocains ont fait le déplacement dans la capitale rwandaise, parmi lesquels le ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar. S'ils se sont bien rendus à Kigali, l'UA tient à rappeler qu'il n'y a pas eu de participation officielle du Maroc au sommet de l'UA.

Le communiqué de l’Union africaine confirme toutefois la réception du courrier du roi Mohammed VI par le président tchadien, mais explique que “cette question (le retour du Maroc à l’UA, ndlr) ne figurait pas à l’ordre du jour du Sommet et n’a pas non plus fait l’objet de discussions au cours des délibérations de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement”, vu que l’UA n’a pas encore reçu de demande officielle du Maroc afin que son retour puisse être voté.

La Commission de l’Union africaine, présidée par la sud-africaine Dlamini-Zuma, a également tenu à "rappeler que l’Acte constitutif de l’Union africaine ne contient pas de disposition relative à l’expulsion d’un membre quelconque de l’Union”, écrit l’organisation, en référence à la République africaine sahraouie démocratique (RASD) proclamée par le Polisario, qui a rejoint l'UA en 1982, deux ans avant que le Maroc ne quitte l'instance panafricaine.

Le 17 juillet, le roi Mohammed VI confirmait officiellement le souhait du Maroc de réintégrer l’Union africaine. “Il est (…) difficile d’admettre que le royaume, nation pérenne et ancestrale, soit comparé à une entité ne disposant d’aucun attribut de souveraineté, démunie de toute représentativité ou effectivité”, écrivait-il dans un courrier officiel remis au président tchadien, Idriss Deby Itno, président en exercice de l’UA.

Le lendemain, 28 pays membres de l’Union africaine ont adressé au président tchadien une motion en vue de la suspension de la RASD des activités de l’UA et de tous ses organes. Sauf que cette expulsion semble bien difficile à obtenir.

Comme le soulignait le HuffPost Maroc dans un article précédent, l’Acte constitutif de l'Union africaine ne prévoit de suspendre que les pays membres dont les gouvernements ont accédé au pouvoir "par des moyens anticonstitutionnels", et qui, ainsi, "ne sont pas admis à participer aux activités de l’Union", selon l'article 30 de l'Acte constitutif de l'UA.

Idriss Deby Itno, chef de l'Etat tchadien et président en exercice de l'UA, avait coupé la poire en deux, en affirmant, d'un côté, que si un pays comme le Maroc veut "revenir dans la grande famille, personne n’a le droit de le refuser", et de l'autre, qu"’il y a des textes. Aucun pays membre de l’UA n’a le droit de suspendre un autre pays sauf à une seule condition, à savoir la prise du pouvoir par les voies illégales".

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