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Les réactions des chefs de partis à l'affaire des terrains à bas prix

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POLÉMIQUE - Les chefs de partis politiques qui ont pris position dans l'affaire des terrains de l'Etat vendus à des prix dérisoires se comptent encore sur le bout des doigts. Si le chef du gouvernement et secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD) Abdelilah Benkirane a demandé aux membres de son parti de ne pas répondre au communiqué conjoint publié par les département de l'Intérieur et des Finances, et a lui-même déclaré, lors d'un meeting de la chabiba de son parti, qu'il a "choisi le silence sur cette affaire, parce que le silence vaut plus que les mots", d'autres partis ont d'ores et déjà commenté cette affaire qui agite la toile marocaine.

Le PPS: Une "position de principe"

Mardi 26 juin, le bureau politique du Parti du progrès et du socialisme (PPS) a diffusé un communiqué dans lequel il "rappelle sa position de principe concernant l'égalité entre citoyens" et "la transparence dans l'accès à la propriété", ainsi que "la nécessité de respecter les lois et les décrets en vigueur".

Le parti de Nabil Benabdellah a, par ailleurs, appelé "à publier, de manière transparente, toutes les informations relatives aux terrains de l'Etat, à prendre note des réactions concernant ce sujet afin d'assurer le fonctionnement normal des institutions qui devraient remplir leur objectifs et leurs responsabilités". Et en réaction à certains partis politiques qui ont d'ores et déjà commencé à surfer sur la vague, le PPS a appelé "à ne pas exploiter cette affaire pour des fins autres que celles consistant en la révélation de la vérité."

Nabila Mounib: le Maroc "créé des élites opportunistes"

Nabila Mounib, secrétaire générale du Parti socialiste unifié (PSU) et de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), a, elle, déclaré au site d'information Lakome2 que la cession des terrains de l'Etat "s'inscrit dans une stratégie patrimoniale" (à entendre comme schéma où les détenteurs du pouvoir recourent à des formes de domination patrimoniale comme les liens de clientèle, etc.), et qu'en procédant ainsi, l'Etat marocain contribue à la création d'"élites opportunistes."

Driss Lachgar: La carte de la transparence

Cité parmi les responsables politiques qui ont bénéficié des parcelles de terre, le patron de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) a fait part de sa "satisfaction quant au rôle que jouent désormais les réseaux sociaux dans la quête de la vérité". Dans cet esprit, il a confirmé qu'il possède "bel et bien le terrain n°68 et depuis janvier 2003"

Dans un post publié sur Facebook dans la soirée du lundi 25 juin, celui qui est propriétaire d’un terrain de 3.160 mètres carrés acheté à 370 dirhams le mètre carré pour un coût total de 1.169.200 dirhams a, par ailleurs, fait part de son "respect à l’opinion publique".

Mohamed Ziane: Le bâtonnier et le retour du bâton

Toujours égal à lui-même, le secrétaire général du Parti marocain libéral (PML) et bâtonnier de l'ordre des avocats n'a pas manqué de réagir à la publication des documents révélant les noms des bénéficiaires des parcelles de terrain. Appelant à mettre fin à cette pratique, il a aussi chargé Isaac Charia, avocat membre de son parti, d'adresser un courrier au directeur régional des domaines de l'Etat à Rabat afin d'en savoir plus sur les modalités et les critères selon lesquelles les walis, hauts-responsables et personnalités politiques ont pu bénéficier de ces terrains de l'Etat.

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