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Le long métrage algérien "El Bir" subjugue le public au FIOFA

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Le long métrage "El Bir" (Le puits) du réalisateur algérien Lotfi Bouchouchi, projeté lundi soir à Oran en compétition de la 9e édition du Festival international d'Oran du film arabe (FIOFA), a été fort apprécié par le public.

Le film, abordant une histoire algérienne de résistance face au colonialisme français dans un style tragique et sensationnel, a été du goût de l'assistance. Celle-ci a suivi cette oeuvre avec attention, à l'instar d'un amoureux du 7e art qui s'est félicité du progrès acquis par le cinéma algérien sur le plan technique et du point de vue contenu.

Quelques spectateurs sont allés même dire qu'une telle œuvre réussie dans tous les domaines déblaie le terrain à un "cinéma national, doté d'une nouvelle vision", qui répond aux aspirations de la société algérienne, contribue au raffermissement de l'unité nationale, anime le patriotisme chez les générations montantes et conserve la mémoire contre l'oubli.

De son côté, le réalisateur Lotfi Bouchouchi a déclaré que cette œuvre symbolise l'attachement des cinéastes algériens à l'histoire de la nation faite de sacrifices et de gloires. Il a affirmé, relayé par l'APS, que le patrimoine historique algérien offre la matière pour réaliser de grandes œuvres artistiques dans tous les domaines, dont le cinéma.

Il a indiqué que le tournage de ce film a eu lieu dans les wilayas de Laghouat et Biskra, ajoutant "que le choix du site convenable au thème a pris beaucoup de temps pour son équipe".

Ce premier long métrage du réalisateur Bouchouchi qui a, à son actif, plusieurs courts métrages, reproduit des images de souffrances des Algériens sous le joug colonial français. Cette oeuvre décrit la vie difficile dans un village du Sud du pays où des femmes, enfants et vieillards endurent un siège imposé par l'armée coloniale française sous prétexte d'isoler les moudjahidine.

Privés d'eau, ces villageois se trouvent contraints de choisir entre mourir de soif ou sous les balles de leurs bourreaux.

Les rôles dans ce film, produit par l'Agence algérienne de rayonnement culturel (AARC) en collaboration avec une autre société de production, écrit par Yacine Belhadj, sont interprétés par des acteurs et comédiens connus dont Mohamed Adar, Hania Amar, Djamila Bahr et Abdelkader Slimani.

Dans la même soirée, le public a eu droit à la projection en compétition du film syrien ‘‘Fintidhar el kharif’‘ (Dans l'attente de l'automne) du réalisateur Joud Said, qui relate des souffrances du peuple syrien dans les dernières années.

Ce film représente "un miroir cinématographique" des événements en Syrie, selon l'acteur syrien Aymen Zidane qui estime que "le cinéma syrien résiste en dépit de la situation qu'elle traverse et demeure fidèle aux questions de fond de la société avec un traitement libre’‘.

L'œuvre aborde l'histoire d'une femme liée d'amour avec un officier supérieur de l'armée tout en traitant de l'effet de la rumeur colportée par les réseaux sociaux à l'ère de la crise syrienne.

La projection d'un troisième long métrage libanais "Kathir kabir" de Missan Ouchaya est programmée pour cette troisième journée de la compétition du FIOFA.

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