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Attentat d'Ansbach : ce que l'on sait du poseur de bombe, mort dans l'explosion

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ATTENTAT ANSBACH
Bavarian Interior Minister Joachim Herrmann, center, briefs the media in Ansbach, Germany, Monday, July 25, 2016. Bavaria's top security official says a man who blew himself up after being turned away from an open-air music festival in the southern German city was a 27-year-old Syrian who had been denied asylum. (AP Photo/Matthias Schrader) | ASSOCIATED PRESS
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Les autorités allemandes ont qualifié lundi matin d'"attentat" l'explosion survenue la veille au soir dans le centre-ville d'Ansbach, une ville du sud du pays, n'excluant pas une motivation islamiste.

La détonation, qui a eu lieu devant un bar avant que ne débute un festival de musique un peu plus loin, a tué le poseur de bombe et blessé 12 personnes, dont trois grièvement.


L'auteur de cette attaque est un Syrien de 27 ans qui était arrivé de Syrie en Allemagne en 2014. Sa demande d'asile avait été rejetée il y a un an et il vivait muni d’un titre provisoire de séjour.

Séjour en clinique psychiatrique

Le jeune homme, qui résidait à Ansbach, avait tenté par deux fois dans le passé de mettre fin à ses jours et avait été pris en charge dans une clinique psychiatrique, a ajouté le ministre de l'intérieur du Land de Bavière, Joachim Herrmann, précisant ne pas savoir si l'homme était aussi animé d’intention suicidaire.

Toujours selon le ministre, ce Syrien avait l'intention d'"empêcher" la tenue d'un festival de musique pop auquel participaient près de 2500 personnes dans la ville. Il a essayé d'entrer sur le lieu de festival, mais a dû faire demi-tour dans la soirée faute de ticket d'entrée.

Cité par l'agence DPA, le ministre a indiqué sur place à Ansbach que les autorités voulaient vérifier s'il s'agit d'un attentat islamiste. "On ne peut pas exclure que ce soit le cas", a-t-il dit. Le fait qu'il ait voulu attenter à la vie d'autrui plaide en faveur de cette hypothèse, a-t-il ajouté.

Le directeur adjoint de la police d'Ansbach, Roman Fertinger, a parlé d'"indices" selon lesquels des pièces de métal comme des "clous et des vis" avaient été ajoutées à l'explosif.

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