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Salaheddine Mezouar: "Le Maroc déposera bientôt sa demande de réintégration à l'UA"

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"Le Maroc déposera bientôt sa demande de réintégration à l'UA" | Sergei Karpukhin / Reuters
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DIPLOMATIE - Dans sa première sortie publique suite à l'annonce de la volonté du Maroc de réintégrer l'Union africaine (UA), ainsi que la signature, par 28 pays, d'une motion demandant la suspension de la RASD de l'organisation, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération Salaheddine Mezouar a affirmé, lors d'une conférence de presse tenue jeudi 21 juillet, que le Maroc compte déposer très prochainement auprès de l'Union africaine sa demande officielle de réintégration, et ce dans le cadre d'une procédure "normale".

Le ministre a assuré qu'outre les 28 pays qui ont publiquement demandé à la présidence de l'UA de suspendre la RASD, "un grand nombre d'autres pays, qui n'ont pas signé cette motion, sont également du côté du Maroc comme l'Egypte, la Tunisie, le Niger, le Mali et la Mauritanie".

Salaheddine Mezouar a affirmé que ceux qui n'ont pas signé la motion, exception faite des pays qui soutiennent le Polisario, appuient malgré tout la démarche du Maroc, et demandent à le faire clairement et officiellement dans une seconde étape.

"La réintégration du Maroc est une question de temps", a promis Mezouar, rappelant que les diplomates Marocains ont sillonné 42 pays "en recueillant un soutien à notre retour. Nous voulons construire de nouvelles relations notamment économiques avec l'Afrique".

Réintégrer l'Union africaine: La procédure à suivre

L'Acte constitutif de l'Union africaine ouvre la voie, dans son article 29, à tout Etat africain pour qu'il adhère à l'Union africaine, à condition de "notifier au président de la Commission son intention d’adhérer au présent Acte et d’être admis comme membre de l’Union". Dès réception de la demande, le président de la Commission "en communique copies à tous les Etats membres", poursuit l'article 29.

L’admission est décidée à la majorité simple des Etats membres. "La décision de chaque Etat membre est transmise au président de la Commission qui communique la décision d’admission à l’Etat intéressé, après réception du nombre de voix requis", toujours selon l'article 29 de l'Acte constitutif de l'Union africaine.

Lundi 18 juillet, 28 pays membres de l'Union africaine (UA) ont adressé à Driss Déby Itno, président de la république du Tchad et président en exercice de l’Union africaine (UA), une motion en vue de la suspension de la RASD des activités de l’UA et de tous ses organes.

La motion a été signée par Ali Bongo Ondimba, président de la république Gabonaise, au nom du Benin, du Burkina Faso, du Burundi, du Cap Vert, du Comores, du Congo, de la Côte d’Ivoire, de Djibouti, de l’Erythrée, du Gabon, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, de la Guinée-Equatoriale, du Libéria, de la Libye, de la République Centrafricaine, de la République Démocratique du Congo, de Sao Tomé, du Sénégal, du Seychelles, de Sierra Leone, de la Somalie, du Soudan, de Swaziland, du Togo, de la Zambie.

Elle doit, pour être approuvée, obtenir le vote de la majorité des deux tiers des Etats membres de l’UA, soit l'approbation de 36 Etats sur 54. La motion sera vraisemblablement examinée et soumise au vote lors du prochain sommet ordinaire de l'UA, prévu en janvier 2017, et augure une bataille diplomatique qui s'annonce longue et semée d'embûches.

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