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Le Maroc va se doter d'une agence nationale antidopage

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SPORT - A deux semaines des JO de Rio, alors que certains sportifs marocains sont dans le viseur des instances internationales antidopage, le Maroc prend le problème à bras le corps. Le conseil de gouvernement, réuni jeudi 21 juillet sous la présidence du chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, a examiné et adopté le projet de loi n°97-12 relatif à la lutte contre les produits dopants dans le domaine du sport.

Ce projet de loi, présenté par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Lahcen Sekkouri, vise "la prévention de l'usage des produits dopants dans le sport et la lutte contre ce fléau, la préservation de la santé des sportifs et l'interdiction des pratiques portant atteinte aux règles déontologiques du sport et à ses valeurs éthiques", a indiqué le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Mustapha Khalfi, dans un communiqué lu lors d'un point de presse à l'issue du conseil.

Ce projet de loi comprend "des dispositions relatives à l'interdiction de l'usage des produits dopants pendant ou en dehors des compétitions et manifestations sportives organisées ou autorisées par les fédérations compétentes", a affirmé le ministre, ajoutant que ce texte détermine les actions constituant une infraction aux règles antidopage.

De même, le texte prévoit la création de l'Agence marocaine antidopage qui sera chargée d'élaborer et d'exécuter le plan d'actions annuel de contrôle des produits dopants, et de coordonner l'action de prévention et d'aide aux administrations, fédérations, associations et sociétés sportives dans la prise des mesures nécessaires dans la lutte contre le dopage, a noté M. Khalfi.

Contrôles surprises

Le ministre a également relevé que les missions de contrôle antidopage s'effectueront à l'intérieur comme à l'extérieur des espaces sportifs, que ce soit pendant ou hors compétitions, et ce d'une manière inopinée et sans programmation préalable par l'Agence antidopage.

Par ailleurs, ce projet établit une liste des sanctions disciplinaires pouvant être prononcées par le Conseil de discipline de l'Agence, ainsi que des sanctions pénales qui consistent en des peines d'emprisonnement, des amendes ou des mesures préventives à l'encontre de l'auteur de toute infraction aux règles de lutte antidopage ou tout sportif n'ayant pas respecté la peine disciplinaire finale émanant de l'Agence.

Début juillet, la commission de discipline de la Fédération royale marocaine d’athlétisme a décidé de la suspension des athlètes Yassine Bensghir et Amine Laalou, respectivement de 4 ans et 8 ans, suite à une violation des règles anti-dopage de l’association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF).

En plus des suspensions infligés aux athlètes, la FRMA avait récemment porté devant le tribunal de première instance de Salé l’affaire d’un réseau de commercialisation de produits dopants impliquant des athlètes marocains.

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