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Donald Trump accepte l'investiture républicaine avec un discours sécuritaire et particulièrement sombre

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DONALD TRUMP
Republican Presidential Candidate Donald J. Trump speaks during the final day of the Republican National Convention in Cleveland, Thursday, July 21, 2016. (AP Photo/J. Scott Applewhite) | ASSOCIATED PRESS
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ÉTATS-UNIS - Voilà qui est fait. Donald Trump a accepté jeudi 21 juillet "avec humilité et gratitude" l'investiture de son parti pour l'élection présidentielle de novembre.

"Ensemble notre parti retournera à la Maison Blanche, notre pays retrouvera sécurité, prospérité et paix. Nous serons un pays de générosité et de chaleur, mais nous serons aussi un pays où règne l'ordre public", a lancé le milliardaire new-yorkais en guise d'introduction à un discours particulièrement anxiogène devant la convention républicaine réunie à Cleveland.


Promettant aux Américains "le retour à la sécurité" et dressant un portrait sans concessions de sa rivale démocrate Hillary Clinton, le businessman a promis que "la criminalité et la violence qui affligent aujourd'hui notre pays prendront bientôt fin".

"A partir du 20 janvier 2017 (date de l'investiture du successeur de Barack Obama, ndlr), ce sera le retour à la sécurité", a assuré Trump lors de ce discours suivi en direct par des dizaines de millions d'Américains.

"Je suis votre voix"

"La différence la plus importante entre notre plan et celui de nos opposants et que notre plan mettra l'Amérique au premier plan. l'Américanisme, et non le globalisme, sera notre credo", a-t-il ajouté. "Le peuple américain sera à nouveau la priorité numéro un".

"J'ai rendu visite à des gens qui travaillaient en usine qui sont maintenant au chômage et des communautés détruites par nos mauvais accords commerciaux. Voilà les hommes et les femmes oubliés par notre pays. Les gens qui travaillent durs n'ont plus de voix. Je suis votre voix!", a assuré Donald Trump devant une foule en délire.


Accent sur l'immigration

Donald Trump a répété son engagement à fermer les frontières américaines aux ressortissants de certains pays considérés comme des menaces, sans s'en prendre en bloc aux musulmans comme il l'avait fait dans le passé. Un rétropédalage déjà amorcé quelques semaines plus tôt.

"Nous devons immédiatement suspendre l'immigration en provenance de pays ayant été compromis par le terrorisme, jusqu'à la mise en place de mécanismes de contrôle", a déclaré Trump avant de réaffirmer qu'il construirait un mur pour aussi stopper l'immigration illégale à la frontière mexicaine.

Son discours, l'un des plus longs de l'histoire des conventions républicaines, a duré près d'une heure et quinze minutes et s'est terminé comme le veut la tradition par un lâcher de ballons bleus blancs et rouges.

Sur l'écran géant monté sur la scène, des feux d'artifice sont aussi apparus alors que la musique résonnait dans l'enceinte de la salle une fois le discours terminé et la famille de Trump installée au complet autour du candidat.


"Pas ma voix"

Sur les réseaux sociaux, beaucoup d'internautes ont réagi à la tonalité du discours prononcé par Donald Trump. Des personnalités comme l'actrice Alyssa Milano ont refusé que Trump soit "sa voix" quand d'autres à l'instar d'Octavia Spencer ont dénoncé sa vision digne des Hunger Games du pays.

"Le plus pessimiste, déprimant, et sombre des discours de convention que j'ai pu entendre" "On vivrait dans une société dystopique? On est dans les Hunger Games? Suis-je Katniss or Rue? Je ne reconnais pas les États-Unis qu'il a décrits" #PasMaVoix
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