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Turquie: les développements depuis la tentative de coup d'Etat

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ERDOGAN
ISTANBUL, TURKEY - JULY 21: People holding Turkish flags watch and listen to Turkish President Recep Tayyip Erdogan on TV as Erdogan delivers a speech during a press conference after the National Security Council and Cabinet meetings, at Taksim Square in Istanbul, Turkey on July 21, 2016. (Photo by Arif Hudaverdi Yaman/Anadolu Agency/Getty Images) | Anadolu Agency via Getty Images
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Interpellations, limogeages, état d'urgence: rappel des principaux développements depuis la tentative de coup d'Etat, le 15 juillet en Turquie, contre le régime du président Recep Tayyip Erdogan.

La tentative de putsch a fait environ 300 morts.

Environ 10.000 personnes ont été arrêtées, et quelque 55.000 ont été limogées ou suspendues, notamment dans l'enseignement, la police, la justice, l'armée et les médias.

- Tentative de putsch sanglante -

- 15 JUILLET: Vers 23H00 locales (20H00 GMT), le Premier ministre Binali Yildirim dénonce une "tentative illégale" par un groupe au sein de l'armée.

Le président Erdogan dénonce un "soulèvement d'une minorité au sein de l'armée", exhortant les Turcs à résister à une "tentative de coup d'Etat" en descendant dans les rues. Il s'exprime par téléphone sur la chaîne d'information CNN-Türk.

A l'aide de chars et d'avions, des putschistes ciblent les principaux centres du pouvoir dans la capitale, Ankara, comme le quartier général de la police, le Parlement, mais aussi le palais présidentiel. A bord d'avions et d'hélicoptères d'attaque, les conjurés survolent dans la nuit la capitale.

- Fethullah Gülen mis en cause -

- 16: M. Erdogan, accueilli à l'aéroport Atatürk d'Istanbul par une foule imposante à son retour précipité de vacances, dénonce "une trahison" menée par des soldats putschistes, qu'il accuse d'être liés à Fethullah Gülen, un imam exilé depuis des années aux Etats-Unis. Celui-ci nie toute implication.

Le chef de l'armée par intérim, le général Ümit Dündar, annonce que la tentative de putsch a été mise en échec. La situation est "entièrement sous contrôle", assure le Premier ministre.

A Istanbul, les partisans de M. Erdogan, en liesse, investissent les rues en masse pour afficher leur soutien.

Erdogan réclame à Washington l'extradition de Fethullah Gülen.

Possible rétablissement de la peine de mort

- 17: Erdogan promet d'éliminer "le virus" factieux au sein de l'Etat turc et appelle ses partisans à continuer de tenir la rue pour manifester leur soutien au régime. Il évoque un possible rétablissement de la peine capitale, officiellement abolie en 2004 dans le cadre de la candidature d'Ankara à l'entrée dans l'Union européenne (UE).

- 18: Les Etats-Unis, l'UE et l'Otan mettent en garde la Turquie contre la tentation d'une répression généralisée et du rétablissement de la peine de mort, exhortant Ankara à "respecter l'Etat de droit".

- L'épuration s'étend -

- 19: Le régime étend à l'enseignement et à l'audiovisuel les purges déjà lancées dans l'armée, la police et la justice contre les milieux supposés proches de M. Gülen.

Le président Barack Obama promet à son homologue turc l'aide américaine dans l'enquête, mais appelle ce dernier au respect du droit.

Ankara affirme avoir envoyé des "dossiers" à Washington sur une implication de Gülen dans le putsch.

- Erdogan instaure l'état d'urgence -

- 20: Erdogan, de retour la veille à Ankara pour la première fois depuis le putsch avorté, instaure l'état d'urgence pour trois mois. "D'autres pays pourraient être impliqués" dans ce putsch qui "n'est peut-être pas fini", dit-il.

Berlin estime que les mesures de reprise en main du pouvoir sont "contraires" à l'Etat de droit. Mais Erdogan reçoit le soutien du secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui refuse de "commenter" les purges.

- 21: L'état d'urgence entre en vigueur. Malgré les restrictions au droit de manifester, de nombreux Turcs reçoivent un texto signé du président Erdogan appelant ses partisans à continuer à descendre dans la rue pour résister aux "traîtres terroristes".

Le ministre allemand des Affaires étrangères appelle la Turquie à ne pas se lancer dans une chasse aux sorcières.

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