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Le Maroc "doit respecter les termes de l'acte constitutif de l'UA" pour y adhérer

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LAMAMRA
Algerian Foreign Minister, Ramtane Lamamra, and former French prime minister and candidate for the French presidency in 2017 hold a conference attended by students on February 2, 2016, in the capital Algiers. / AFP / Farouk Batiche (Photo credit should read FAROUK BATICHE/AFP/Getty Images) | FAROUK BATICHE via Getty Images
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Le ministre d'Etat, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra a indiqué ce jeudi 21 juillet que "l'Algérie rejette les conditions de Rabat pour adhérer à l'Union Africaine". Il a affirmé que le Maroc doit "se conformer à toutes les exigences contractuelles constitutives" pour adhérer à l'UA, lors d'une déclaration à la presse en marge de la clôture de la session du printemps du Parlement.

M. Lamamra, relayé par plusieurs médias, a qualifié de "déraisonnable" le fait que "Rabat remette en question l'appartenance d'un membre fondateur à l'Union africaine".

Il a rajouté que "l'adhésion à l'UA implique une procédure bien définie et le Royaume du Maroc doit, s'il veut y adhérer, respecter les termes de l'acte constitutif de l'Union"

Le même responsable a rajouté que les relations algéro-marocaines sont "des relations de voisinage", affirmant que l'Algérie "est prête à dialoguer avec le Maroc selon les accords de l'UA".

L'adhésion à l'UA ne peut être conditionnée

Mercredi, le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel réagissait sur les ondes de la Chaîne III de la Radio Algérienne à la demande du Maroc d'adhérer à l'Union Africaine.

"Un pays africain, qui veut adhérer à l'Union africaine (UA), ne peut pas le faire avec des conditions, comme le stipule l'acte constitutif de l'organisation continentale", a-t-il fait savoir.

"Un pays ne peut pas demander son adhésion à l'UA avec des conditions. L'unes d'elles parlent de la suspension de la RASD (République arabe sahraouie démocratique). A aucun moment l'acte constitutif (de l'UA) ne parle de "suspension", a-t-il précisé.

"Vous voulez rentrer vous rentrez mais sans conditions. Il n'y pas de conditions ni de gel ni de retrait ni de suspension. La suspension ne se fait que dans un seul cas, lorsqu'il y a changement anticonstitutionnel dans un pays", a rajouté M. Messahel.

"Quand on adhère à une organisation, on doit adhérer en partant de ses principes qui font les fondamentaux et les fondements de cette organisation. Tout Etat africain, stipule l'acte constitutif de l'UA, peut demander son adhésion qui doit se faire selon des critères bien établis par l'acte constitutif lui-même", a-t-il expliqué.

L'acte constitutif "est très clair et son article 29 fixe les conditions de l'adhésion. Dans cet article, un pays qui veut adhérer à l'UA, doit faire une demande qui doit être remise notifiée au président de la Commission de l'UA, lequel la distribue à tous les Etats membres", a-t-il ajouté.

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