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Affaire du berger décapité: Les journalistes poursuivis transférés au tribunal de première instance

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FUNERAILLES BERGER TUNISIE
AFP
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Le juge d’instruction du 8ème bureau du pole judiciaire de lutte contre le terrorisme a décidé de se dessaisir, après accord du ministère public, pour le tribunal de première instance de Tunis, de l’affaire des journalistes de l’Etablissement de la Télévision Tunisienne poursuivis pour la diffusion d’images macabres. La raison? L'absence du caractère terroriste des actes qui leur sont incriminés, a annoncé Sofiene Sliti, porte-parole de tribunal de première instance de Tunis et du pole judiciaire de lutte contre le terrorisme.

“Le ministère public avait ordonné d’ouvrir une enquête pour apologie du terrorisme et d’actes terroristes après la diffusion par la télévision nationale tunisienne d’images de la tête décapitée du berger Mabrouk Soltani lors du télé journal de 13h00 du 14 novembre 2019”, a rappelé le porte-parole dans une déclaration à l’agence TAP.

L'affaire de Mabrouk Soltani avait provoqué l'émoi. Le jeune adolescent de 16 ans avait été décapité au Mont Mghila à Sidi Bouzid. Un acte revendiqué par un groupe djihadiste au nom du groupe Etat Islamique qui l'avait accusé d'être un informateur de l'armée, fait démenti par la suite par le ministère de la Défense.

La diffusion de la tête du berger par la télévision nationale lors du bulletin d'informations de 13 heures avait conduit au limogeage du directeur de la télévision nationale. Par la suite, le ministère de la Justice avait annoncé vouloir "poursuivre pénalement" toutes les personnes ayant contribué à la diffusion des images portant atteinte à la dignité du jeune berger égorgé.

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