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La plainte de Zakaria Moumni contre Hammouchi classée sans suite

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ZAKARIA MOUMNI
La plainte de Zakaria Moumni contre Hammouchi classée sans suite | DR
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PLAINTE- Sans suite. C’est le verdict rendu par le parquet de Paris ce mardi 19 juillet, suite à la plainte pour torture de Zakaria Moumni contre le chef de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) Abdelatif Hammouchi.

Cette décision “constitue une victoire face à la diffamation, à l'injure, aux affirmations sans fondements et à une médiatisation de l'affaire indûment exploitée par M. Moumni", se sont réjouis, dans un communiqué repris par l'agence Reuters, Ralph Boussier et Yves Repiquet, avocats du Maroc dans l'affaire opposant Moumni à Hammouchi.

Du côté du plaignant, on considère que ce verdict est “une déception, parce que Zakaria Moumni plaçait ses espoirs en la justice française", commente l’avocate de l’ex-boxeur de 36 ans. Elle souligne toutefois que "la plainte a été classée parce que la présence d'Abdellatif Hammouchi en France n'a pas été confirmée". Une version récusée par les avocats du royaume, qui indiquent que seule l’enquête transmise par la justice marocaine a permis de classer la plainte.

Une affaire judiciaire et médiatique

Zakaria Moumni avait saisi la justice française d’une plainte en février 2014. L’ancien boxeur franco-marocain affirmait avoir été torturé en 2010, pendant 4 jours, au centre de détention de Témara sur ordre et en présence d’Abdelatif Hammouchi.

Il a ensuite été invité sur les plateaux de BFMTV et d’i-TELE pour donner sa version des faits. Le Maroc avait alors déposé une plainte pour diffamation mais la justice avait classé en juin dernier la plainte marocaine sans suite pour vice de forme. Non pas que le tribunal correctionnel de Paris ne donne pas raison à la version marocaine, mais sur la forme, il a "estimé que le royaume, un État ne pouvant être assimilé à un particulier, ne pouvait poursuivre en diffamation au titre de l'article 32 de la loi du 29 juillet 1881 qui réprime la diffamation publique commise envers les particuliers", selon un communiqué de l'AFP.

En avril dernier, la justice marocaine avait décidé de classer sans suite la plainte déposée il y a deux ans à Paris par l'ancien kick-boxeur Zakaria Moumni contre le chef du renseignement marocain. Le procureur général du Roi près la cour d’appel de Rabat avait alors estimé que la version des faits racontée par Zakaria Moumni à la justice française contenait de nombreuses contradictions qui remettent en cause sa crédibilité.

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