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Des chefs d'Etat réagissent à la demande du Maroc de réintégrer l'UA

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Des chefs d'Etat réagissent à la demande du Maroc de réintégrer l'UA | Reuters
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DIPLOMATIE - La demande de Mohammed VI visant à réintégrer le Maroc à l'Union africaine (UA) a été commentée aussi bien par des observateurs de la scène politique en Afrique que par une trentaine de chefs d'Etat membres de cette institution.

"Le Maroc a le droit de revenir dans la grande famille quand il veut et comme il veut. Personne n’a le droit de l’en empêcher, c'est un pays du continent". Cette déclaration, faite par le président tchadien Idriss Déby Itno, également président en fonction de l'Union Africaine, n'est que la première d'une longue liste de sorties de chefs d'Etats Africains en faveur du retour du Maroc à l'UA.

En marge du dernier sommet de l'UA, qui s'est tenu les 17 et 18 juillet à Kigali, au Rwanda, Idriss Déby Itno a également déclaré que "le Maroc est un pays africain, membre fondateur de l’OUA qu’il a quittée il y a 32 ans pour des raisons qui lui sont propres". Et de conclure: "les conditions ne sont pas importantes. L’important, c’est la nécessité pour le continent dans son ensemble d’accepter cela". Les demandes formulées par le Maroc auront tout de même une importance puisque le royaume a fait de la suspension des activités du front Polisario au sein de l'institution une condition sine qua none pour son retour à l'UA.

Soutien de 28 pays

Afin de soutenir le Maroc dans sa démarche, 28 des 54 chefs d'état membres de l'Union africaine ont présenté le lundi 18 juillet à Idriss Déby Itno une motion appuyant la demande de réintégration du Maroc, et réclamant la suspension de la RASD au sein de l'organisation. Parmi les signataires, Macky Sall, le président du Sénégal. Ce dernier a affirmé, dans une interview accordée à Jeune Afrique, se "réjouir" du retour prochain du Maroc. Il a de plus ajouté qu'il faisait partie des soutiens de longue date du royaume parmi les pays membres de l'UA. Au sujet de la RASD, Macky Sall explique que "la RASD n’a pas été reconnue par les Nations unies et d’autres organisations internationales, il aurait été plus juste d’attendre qu’un référendum d’autodétermination ait lieu, par exemple, pour ensuite se prononcer au niveau continental". Le président ivoirien Alassane Ouattara, qui a également signé la motion, a souligné dans des propos rapportés par l'agence MAP que Mohammed VI "apporte beaucoup au continent" et que "la place du Maroc est dans l'Union Africaine".

En plus du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Gabon, du Mali et de la Guinée Equatoriale, alliés traditionnels du royaume en Afrique, dont certains ont appelé, à maintes reprises par le passé, le Maroc à réintégrer l'UA, on retrouve, parmi les signataires de la motion, le président de la Zambie. La Zambie a retiré, en juin 2016, sa reconnaissance de la RASD, après l'avoir préalablement gelée en 2011.

Puis viennent les signatures des chefs d'Etat du Burundi, du Cap Vert, des Comores, de la Côte d’Ivoire, de Djibouti, de l’Erythrée, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Libéria, de la république Centrafricaine, de Sao Tomé, des Seychelles, de Sierra Leone, de la Somalie, du Soudan, de Swaziland, du Togo et de la Zambie. Et, étonnamment, la Libye qui, jusqu'au décès de Kadhafi, faisait partie des premiers sponsors de la RASD.

Outre les deux sorties publiques de Alassane Ouattara et Macky Sall, les 26 autres chefs d'Etat signataire de la motion affirment "accueillir très favorablement la teneur du message historique" adressé par le roi Mohammed VI, "saluent la décision du royaume du Maroc, membre fondateur de l’OUA et dont la contribution active à la stabilité et au développement du Continent est largement reconnue, d’intégrer l’Union africaine" et "entendent œuvrer pour que ce retour légitime soit effectif dans les meilleurs délais".

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