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Comment le Maroc veut lutter contre le travail des enfants

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TRAVAIL DES ENFANTS
Comment le Maroc veut lutter contre le travail des enfants | DR
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EXPLOITATION - Au Maroc, le travail des enfants reste un phénomène préoccupant, selon les chiffres du Haut-commissariat au plan. Dans le sillage des actions menées par les autorités marocaines pour lutter contre ce fléau, le ministère de l'Emploi et des affaires sociales a procédé, vendredi à Rabat, à la signature de conventions de partenariat avec 18 associations œuvrant en matière de lutte contre le travail des enfants et l'égalité de genre au travail.

Conclues par le ministre de l’Emploi Abdeslam Seddiki et les présidents de 18 associations, dont 13 travaillant dans le domaine de la lutte contre le travail des enfants, et 5 actives en matière d’égalité de genre au travail, ces conventions visent à sensibiliser sur les dangers du travail des enfants et à interdire leur travail dans des métiers dangereux, à arracher les enfants de moins de 15 ans au travail et à améliorer les conditions de travail des enfants âgés entre 15 ans et 18 ans, et ce conformément à la Convention internationale (138) concernant l’âge minimum d’admission à l’emploi et la Convention (182) sur les pires formes de travail des enfants.

En matière de lutte contre la discrimination à l’égard des femmes au travail, ces conventions s'articulent autour de la consolidation de la culture de l’approche genre au sein de l’entreprise, l’organisation des campagnes de sensibilisation pour faciliter l’accès des femmes au marché de l’emploi, l’amélioration de leurs conditions de travail, la conciliation entre leurs responsabilités familiales et leurs devoirs professionnels selon les dispositions des conventions de l'Organisation international du travail (OIT), numéro 100 et 111 relatives à l’égalité de rémunération entre la main-d’œuvre masculine et la main-d’œuvre féminine pour un travail de valeur égale, et à la discrimination à l’emploi et la profession.

Ces associations ont été sélectionnées sur la base de critères fixées par une commission créée à cet effet, sur la base des résultats d’une étude d'évaluation des projets proposés par ces associations, pour obtenir l’appui financier au titre de l’année budgétaire 2016.

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