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Projet de loi de la réconciliation économique et financière: La société civile s'organise

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MANICH
Facebook/manich msamah
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Après les partis de l’opposition et quelques composantes de la société civile, l’ONG Human Rights Watch a émis un avis défavorable à l’encontre du projet de loi de la réconciliation économique et financière émis par la présidence de la République.

Considérant que ce texte représente une menace pour les mécanismes déjà existants en Tunisie, en matière de lutte contre les crimes économiques, l’ONG a même indiqué que l’éventuelle validation d’une telle loi pourrait généraliser l’atmosphère de l’impunité.

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De son côté, la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) a appelé, jeudi dernier, la Commission de la législation générale au niveau du Parlement à retirer le projet de loi en question "et ce par respect aux blessés et martyrs de la révolution".

Pour l’organisation parlementaire Al Bawsala, la réconciliation économique et financière représente une violation de la nouvelle Constitution tunisienne.

Al Bawsala a lancé un événement Facebook où elle a retransmis toutes les discussions qui ont eu lieu hier lors de l’audition des représentants de la présidence de la République par les membres de la Commission de la législation générale.

A la fin de la séance, il a été décidé d’auditionner les membres de l’Instance Vérité Dignité en début de la semaine prochaine.

Le collectif ‘Ménich Msama’h’ (je ne pardonnerai pas), s’est réuni, vendredi, à la place Mohamed Ali. Quelques dizaines de jeunes s’y sont rassemblés afin d’exprimer leur refus catégorique de cette loi.

La première version du projet de loi de la réconciliation économique et financière a été présentée en juillet dernier par la présidence de la République. Ce texte avait amené les partis de l’opposition a organisé une marche de protestation commune le 5 septembre 2015.

Bien que l’opposition n’ait pas réussi à rassembler un grand nombre de protestataires, le texte avait été jeté aux oubliettes avant de reprendre le devant de la scène parallèlement avec l’initiative de la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale.

Rappelons que le mouvement d’Ennahdha a proposé, en avril dernier, une version "améliorée" de ce texte nommé "projet de loi de la réconciliation globale".

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