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Les suites judiciaires de l'affaire des déchets italiens importés au Maroc

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VINCENZO DE LUCA
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JUSTICE - Après la vague d’indignation des Marocains, l’affaire de l’importation des déchets italiens va connaître son volet judiciaire. Et c’est la région italienne de Campanie qui lance les premières poursuites.

Vincenzo De Luca, président de cette région située dans le sud de l’Italie, a saisi le procureur général pour déposer plainte suite à la publication de "faux documents". La région de Campanie reproche à des médias d'avoir diffusé un article sur l’importation par le Maroc de déchets italiens illustré par "des documents avec des en-têtes, signatures et symboles de la région falsifiés qui autoriseraient, en son nom, l'élimination des déchets de la Campanie au Maroc", indique-t-il dans un communiqué.

"Ces documents falsifiés, qui ont fuité délibérément au Maroc et pas seulement sur ​​le web, constituent des éléments déstabilisants et il faudra déterminer d'où ils proviennent mais aussi s'il s'agit d'une tentative de sabotage de l'actuelle opération d'enlèvement et d'élimination des déchets de la Campanie", écrit-il encore.

Le président de la région a également nié avoir délivré les autorisations pour une quelconque exportation de déchets de sa région vers le Maroc. Il confirme ainsi la version de la ministre marocaine de l'Environnement Hakima El Haité mais aussi du ministre italien de l’Environnement Gian Luca Galletti qui a indiqué dans un communiqué publié le 12 juillet que les déchets ne provenaient pas de la région de Campanie, contrairement à ce qui a été annoncé auparavant par plusieurs médias.

Pour enfoncer le clou, Gian Luca Galletti a souligné qu’"il n'y a pas d'accord entre les ministères italien et marocain de l'Environnement pour l'élimination ou le traitement des déchets produits sur le territoire national italien."

La région de Campanie n'est pas la seule à avoir annoncé saisir la justice dans l'affaire des 2.500 tonnes de déchets italiens. Les cimentiers marocains envisageraient également de porter plainte contre certains médias, tout comme la ministre de l’Environnement, Hakima El Haité, qui n'exclut pas de recourir à la justice.

Si la région de Campanie ne mentionne nommément aucun média, les cimentiers marocains ont annoncé qu'ils allaient poursuivre en justice le site Alraiy.com, pour un de ses articles repris par d’autres médias. Le média arabophone soulignait que la société israélienne ZIM avait signé un accord de transport de déchets de la région de Campanie vers le Maroc avec Italcementi Heidelberg Cement Group et l’Association professionnelle des Cimentiers au Maroc.

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