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Au Maroc et ailleurs, les marques s'inspirent de Pokémon Go pour faire leur promotion

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PARC SINDIBAD
Le parc Sindibad vous invite à attraper ses Pokémons | Parc Sindibad
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GAMING - Vous l’aurez compris, la tendance de cet été est à Pokémon Go. Ce nouveau jeu-vidéo en réalité augmentée disponible sur Android et iOS n’a pas encore été lancé officiellement au Maroc (ni en France d’ailleurs) qu’il attire déjà des gamers de tout âge. Ces derniers n’hésitant pas à pirater l’application sur Android ou encore à créer des comptes iTunes dans les pays où Pokémon Go est disponible our capturer des Pokémons dans la vraie vie et combattre dans les arènes, se trouvant généralement dans des espaces publics de leur ville.

Les marques à l’affut des dernières tendances ont déjà flairé l'engouement des internautes pour ce nouveau venu des jeux-vidéo qui démocratise l’usage de la réalité augmentée et fait sortir les geeks, généralement affalés sur leur canapés devant leur console, pour jouer dehors. Certains n’ont pas hésité à surfer sur la vague et à lancer des campagnes publicitaires invitant leurs potentiels clients à chercher des Pokémon au sein de leurs enseignes.

C’est le cas par exemple du parc casablancais Sindibad, qui a rouvert ses portes en août 2015. Sur sa page Facebook aux 30.000 fans, le parc d’attractions assure que les aires de jeux ont été envahies par les Pokémons et invite les joueurs à venir les attraper. Preuve à l’appui, deux captures d’écran ont été postées, montrant un Rondoudou souriant et un Bulbizzare posés près d’un toboggan et d’une autre attraction du parc.

Le post a immédiatement fait sensation et a engendré une bonne centaines de réactions. Les internautes ont également été réactifs en soufflant à leurs copains de jeu les endroits où se cachent les Pokémon au parc Sindibad.

Le Mogador Hotels & Resorts, un cinq étoiles de la ville ocre, grouille lui aussi de petites créatures qui se baladent sur ses dix hectares. L’hôtel luxueux en a profité pour inviter ses fans à "les attraper tous" tout en leur glissant le numéro de téléphone pour effectuer une réservation, le tout agrémenté d'une photo mettant bien en valeur la piscine de l'hôtel.

Même le secteur banquier s'y met. Sur leurs pages Facebook, So Hit, l'offre destinée aux jeunes de la Société générale et Wafacash, le service de transfert d'argent de la banque Attijariwafa Bank se sont inspirés du jeu pour faire leur promo. La première a publié une photo d'une de ses agences près de laquelle des Pokémon se baladent, la seconde a concocté un visuel où un Pokémon vêtu d'un djellaba transfère de l'argent dans des poké-balls.

Dans le milieu associatif, c'est SOS Villages d'enfants qui a publié un visuel percutant. "Ce n'est pas un Pokémon, alors personne n'en parle! Chaque jour au Maroc, 24 bébés sont abandonnés à la naissance", peut-on lire sur l'affiche qui invite les internautes à parrainer des enfants orphelins ou abandonnés.

Pokémon Go peut également être un moyen efficace pour promouvoir nos sites historiques et naturels sur le web. C'est dans ce sens que le graphiste marocain Said Sahraoui a souhaité consacré une création graphique pour faire de la publicité à la très belle kasbah Aït Bougerez, située à deux heures de Demnate. Sauf que dans cette pub, c'est un bendir, instrument à percussion cher à la musique Ahouache, folklore très populaire dans cette région, que l'on attrape.

Le jeu-vidéo s'est même incrusté dans la communication institutionnelle. En Jordanie, le compte Twitter officiel du ministère du Tourisme a multiplié les publications sur les Pokémon retrouvés près des monuments du pays. Le ministère a même lancé un concours axé sur ce jeu: les joueurs qui partagent leurs meilleures trouvailles sur les réseaux sociaux peuvent gagner un séjour touristique dans la ville côtière de Aqaba, située dans le sud du pays.

Le jeu phare de Nintendo ne fait pourtant pas que des heureux. Car s'il peut attirer une nouvelle clientèle, il peut sérieusement agacer d'autres établissements qui ne veulent pas se transformer en arènes de jeu. A Washington, le directeur du musée de l'Holocauste a officiellement signifié qu'il était désormais interdit d'attraper des Pokémons dans l'enceinte de l'équipement muséal. La directeur de l'institution est même en train de trouver un moyen avec la société de développement afin d'exclure les lieux du jeu.

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