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Après l'annulation de son rachat par Rebrab, quel avenir pour El Khabar?

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AL KHABAR
A logo of the Algerian Al Khabar newspaper group is seen in front of its headquarters in Algiers, Algeria May 6, 2016. REUTERS/Ramzi Boudina FOR EDITORIAL USE ONLY. NO RESALES. NO ARCHIVES. | Stringer . / Reuters
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El Khabar va-t-il fermer? L'annulation du rachat du groupe de presse par l'homme d'affaires Issad Rebrab, décidée mercredi 13 juillet par un tribunal administratif à Alger, soulève des questions sur le futur du journal et de la chaîne de télévision KBC.

L'application de la décision du tribunal administratif de Bir Mourad Rais fera que l'entreprise El Khabar n'existe plus aux yeux de la loi, a affirmé jeudi 14 juillet Me Nadjib Bitam, avocat du ministère de la Communication en conférence de presse à Alger.

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Pour le ministère, qui a introduit la contestation de la vente du groupe de presse auprès de la justice, El Khabar n'aura plus de gestionnaire une fois la décision appliquée. Le quotidien n'aura plus le droit de paraître et la chaîne KBC devra cesser d'émettre.

"Si la décision est appliquée aujourd’hui, El Khabar ne peut pas paraître demain. S'il est imprimé, ça pourrait engendrer des poursuites pénales", a-t-il affirmé.

Selon Me Bitam, il revient aux avocats d'El Khabar de trouver une solution, dont la demande d'un nouvel agrément.

"Le ministère de la Communication ne demande pas la fermeture d'El Khabar, mais c'est aux avocats de trouver les moyens pour éviter cette situation", a-t-il estimé.

Si le verdict du tribunal prévoit le "retour à l'état initial de la propriété" du groupe El Khabar, Me Bitam ne l'entend pas de cette oreille. Il a affirmé que le retour à l'état initial se fait généralement entre les deux parties d'une transaction, mais dans cette affaire, c'est le ministère de la Communication qui a demandé l'annulation du rachat.

Concernant la restitution des quatre milliards de dinars de l'acheteur, à savoir Ness Prod, filiale de Cévital, l'avocat a indiqué que la loi n'oblige pas les actionnaires d'El Khabar à le faire, "d'autant plus que certains d’entre eux ont peut-être fait des investissements".

Restituer cette somme revient à leur bonne volonté, selon lui. Sinon, "il faut déposer plainte pour récupérer son argent", a-t-il ajouté.

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