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Comment les gamers marocains se prennent au jeu Pokémon Go

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RÉALITÉ AUGMENTÉE - Le phénomène Pokémon Go n'a pas encore gagné le Maroc, mais de nombreux joueurs marocains suivent déjà la vague. Qu'ils soient gamers avertis ou occasionnels, ils utilisent des moyens de contournement, comme créer un faux compte sur Itunes Australie ou Etats-Unis, pays où le jeu a été officiellement lancé le 7 juillet.

Il faut dire que la limite entre réalité et fiction n'a jamais été aussi fine et c'est peut-être cela qui plaît le plus aux joueurs de Pokémon Go. Depuis son lancement, le jeu connaît un succès fulgurant, puisqu'il a déjà été téléchargé plus de sept millions de fois. Le jeu se base sur la géolocalisation de votre téléphone portable et superpose, avec l'aide de l'appareil photo de votre smartphone, les Pokémons et votre environnement réel.

Le but du jeu est toujours le même depuis 20 ans: il faut capturer des Pokémons et les dresser. La grande nouveauté, c'est l'introduction de la réalité augmentée, qui modifie profondément la manière d'aborder le jeu.

Beaucoup de gamers marocains ont succombé à ce nouveau phénomène. C'est le cas d'Adil, Casablancais de 25 ans, pour qui Pokémon Go est "la concrétisation de notre rêve d'enfance, qui te fait marcher un nombre surprenant de kilomètres sans t'en rendre compte. Je joue au moins une heure par jour. J'ai un travail, sinon, j'y jouerai plus longtemps."

Pokémania

Pour Anas, la vingtaine, ce retour à la Pokémania du début des années 2000 "rend un peu nostalgiques, car il nous rappelle nos anciens combats Pokémon dans les arènes du jeu, sur Game Boy et Game Boy Advance". Il ajoute: "depuis mes 6 ans, je suis un grand fan de Pokémon. J'ai connu la franchise en tant que jeu vidéo avant de découvrir le dessin animé Pokémon. A l'époque, un cousin m'avait prêté sa console dans laquelle il n'avait qu'un seul jeu vidéo: c'était Pokémon Or", une édition mythique du jeu vidéo.

Pokémon Go nécessite que l'on se déplace dans l'espace réel afin de pouvoir progresser dans le jeu, et a, ce faisant, radicalement changé la façon de jouer aux jeux vidéo, et poussé certains à sortir plus souvent de chez eux.

C'est le cas de Zoulikha, étudiante de 20 ans qui vit à Rabat. La jeune fille explique que Pokémon Go l'a réellement poussée en dehors de sa "zone de confort". "Je ne marchais presque jamais avant et passais mes journées au lit. Maintenant, je me balade plus souvent pour trouver des Poké-stops (emplacements où se trouvent les Pokémons ndlr). Je me suis retrouvée au Chellah, à la forêt du Hilton ou encore au musée de Rabat", explique-t-elle. "Quand nous allons manger, il m'arrive même de m'arrêter dans la rue lorsque je suis avec des amis pour attraper des Pokémons", ajoute-t-elle.

Pour d'autres gamers, l'intérêt du jeu réside dans "les rencontres qu'il permet de nouer dans le monde réel, en allant dresser et chasser des Pokémon", estime Anas. Seul hic selon lui: "cela peut avoir aussi de graves conséquences, car pour chasser des Pokémons, on passe par tous les recoins de la ville en exposant notre téléphone, ce qui peut causer des agressions et des vols à l'arrachée".

Des risques déjà pointés du doigt, et qui ont poussé le créateur du jeu à ajouter un avertissement demandant aux joueurs de rester attentifs à leur environnement. La quête de certains Pokémons pourrait en effet pousser les joueurs à se retrouver sur des routes ou des voies de chemin de fer. Du virtuel au réel, il n'y a qu'un Pokémon.

Pokémon Go, lancé début juillet en Australie et aux Etats-Unis, connaît un succès retentissant aux quatre coins du monde, faisant même exploser le cours en Bourse de Nintendo. Ce jeu vidéo de réalité augmentée, qui utilise un outil de géolocalisation, permet aux joueurs de "capturer", via un smartphone, des Pokémon "cachés" dans leur ville.

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