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La feuille de route du prochain gouvernement signée, l'Accord de Carthage acté

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Les représentants des partis politiques ainsi que de l'UTICA, de l'UGTT, de l'UTAP ont signé mercredi 13 juillet l' "Accord de Carthage", feuille de route du prochain gouvernement.

Sous la supervision du président de la République, Béji Caid Essebsi, 12 signataires ont convenu de cette feuille de route. Il s'agit de: L'UTICA, l'UGTT, l'UTAP ainsi que d'Ennahdha, de Nidaa tounes, d'Al Horra, de l'UPL, d'Afek tounes, du Mouvement du peuple, d'Al Joumhouri et de la Voie démocratique et sociale.

Parmi les principales mesures contenues dans cet "Accord de Carthage" figurent: la mise en place d'une stratégie nationale de lutte contre le terrorisme, la hausse de la croissance pour réaliser les objectifs du développement et de l'emploi, la lutte contre la corruption, le contrôle de l'équilibre budgétaire et l'élaboration d'une politique sociale efficace, l'instauration d'une politique spéciale pour les villes et les collectivités locales et enfin l'idée de pousser à l'efficacité du travail gouvernemental.

Un Accord consensuel

Durant son discours, le président de la République a remercié "ceux qui n'ont pas signé mais qui ont soutenu cette initiative" affirmant qu'il s'agit d'une grande partie des représentants du peuple tunisien selon la composition de l'ARP.

Malgré l'absence remarquée de certains partis à l'instar du Front Populaire, Béji Caid Essebsi a affirmé qu' "Il y a là un consensus même si certains se sont retirés" des discussions.

Selon lui, la situation ne permettait pas d'attendre encore plus: "La Situation n'est pas bonne et on le sait" a-t-il affirmé, ajoutant que cet Accord n'est "au profit d'aucune personnalité mais de la Tunisie, car la situation l'exige".

Cet Accord représente, selon Béji Caid Essebsi, une alternative: "Cette alternative ne suggère pas nécessairement l'implication de nouveaux hommes, mais une nouvelle politique", a-t-il affirmé.

Bien qu'à l'origine de l'initiative de la formation d'un gouvernement d'union nationale, Béji Caid Essebsi a affirmé ne pas avoir "pris part personnellement à la rédaction de cet accord".

"Chaque membre a apporté ses propositions et une équipe a été chargée de coordonner le tout", a-t-il déclaré.

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