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La croissance économique au Maroc devrait se situer à 3,5% en 2017

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LAHLIMI
Planning agency chief Ahmed Lahlimi Alami speaks during a news conference at the Royal Mansour Hotel in Casablanca, Morocco, Tuesday, Jan. 20, 2015. Morocco's planning commission has predicted an economic rebound for 2015 with 4.8 percent growth, based on lower oil prices international and expectations of a strong harvest. (AP Photo/Abdeljalil Bounhar) | ASSOCIATED PRESS
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ECONOMIE - 3,5%. C'est le taux de croissance que devrait connaître l'économie marocaine en 2017, contre une estimation de 1,5% pour 2016, a annoncé, mardi à Casablanca, le Haut-commissaire au plan, Ahmed Lahlimi Alami, lors d'une conférence de presse consacrée à la présentation de la situation économique nationale en 2016 et ses perspectives pour 2017.

Dans le détail, avec une baisse de 9,7% de la valeur ajoutée du secteur primaire et une augmentation de 3,1% du PIB non agricole, la croissance économique nationale serait donc de 1,5% cette année, en augmentation de 0,2% par rapport aux prévisions de janvier dernier.

Dans ces conditions, cette croissance continuera à être portée par la demande intérieure, en raison de la reprise, après deux années de baisse, de l’investissement et le maintien, même à un rythme modéré, de la consommation finale tirée, en particulier vers le bas, par une baisse continue du rythme de croissance de la consommation des ménages, a expliqué Lahlimi.

Une baisse significative de la production céréalière

Comme annoncé précédemment, en raison de la rareté des pluies en début d'année, le secteur agricole serait marqué par une baisse significative de la production céréalière durant la campagne agricole 2015/2016, atteignant 33,5 millions de quintaux au lieu de 115 millions enregistrés une année auparavant, a rappelé le Haut-commissaire au plan

Et d'ajouter qu'en dépit de la consolidation de la croissance des cultures non céréalières et de l’élevage, la valeur ajoutée agricole serait en régression de 11% en volume en 2016 au lieu d’une hausse de 12,8% enregistrée en 2015.

Les activités non agricoles sauvent la mise

Les activités non agricoles, de leur côté, devraient enregistrer une amélioration du rythme d’accroissement de leur valeur ajoutée, passant de 1,8% en 2015 à 2,3% en 2016 et à 2,6% en 2017.

Le secteur secondaire connaitrait en 2017 une croissance de 3,5% au lieu de 3,3% enregistrée en 2016 et 2,8% en 2015, tandis qu'au niveau des activités tertiaires, la croissance de la valeur ajoutée des services marchands resterait très basse, de l'ordre de 1,9% en 2016 après celle de 1,2% en 2015 avec une légère amélioration de 2,2% en 2017. Les services fournis par les administrations publiques dégageraient, quant à eux, une valeur ajoutée en amélioration modérée après une quasi-stagnation en 2015.

Une faible création d'emplois

Dans ce contexte, le PIB devrait s’accroitre de 3,5% en 2017 et de 1,5% en 2016 au lieu de 4,5% en 2015, a fait observer le Haut-commissaire au plan, relevant que ce ralentissement de la croissance économique se traduirait par de faibles créations nettes d'emploi en 2016. Et avec l'hypothèse d'une légère baisse du taux d’activité, le taux de chômage se situerait, ainsi, à 9,9% en 2016.

La demande intérieure continuerait de soutenir la croissance économique nationale (+1,7% en volume en 2016 et +2,4% en 2017), alors qu'au niveau de la demande extérieure nette, sa contribution à la croissance du PIB serait négative en 2016, estimée à 0,9 point, après une contribution positive une année auparavant, a-t-il indiqué, estimant qu'en 2017, celle-ci devrait dégager une faible contribution à la croissance de 0,3 point.

La dette publique devrait s'accentuer

En ce qui concerne les finances publiques, le taux de la dette publique globale devrait s’accentuer davantage pour atteindre 81,1% du PIB en 2017 et 81,4% en 2016 au lieu de 80,2% en 2015, a estimé M. Lahlimi, ajoutant qu'au niveau du marché monétaire, et compte tenu des perspectives de croissance économique en 2016, la masse monétaire devrait s'accroitre de près de 5,3%, en recul par rapport à 5,7% enregistré en 2015, pour se rétablir à 5,7% en 2017.

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