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Moncef Marzouki et son parti Alirada déclarent la guerre à Béji Caïd Essebsi

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MARZOUKI
Tunisia's new President Beji Caid Essebsi (L) shakes hands with outgoing interim President Moncef Marzouki as he leaves the Carthage Palace in Tunis December 31, 2014. Veteran politician Essebsi was sworn in as Tunisian president on Wednesday, giving the country a democratically elected leader four years after an uprising ousted autocrat Zine El-Abidine Ben Ali. REUTERS/Anis Mili (TUNISIA - Tags: POLITICS) | Anis Mili / Reuters
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Après le statut Facebook mélancolique – post à travers lequel l’ancien président provisoire de la République a attaqué l’actuel chef de l’État – Moncef Marzouki a publié un communiqué émis par le Comité politique du Mouvement Tunisie Volonté (Alirada) qui vise, dans sa globalité, les dernières actions de la présidence de la République.

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Le premier point du communiqué s’est intéressé à l’initiative présidentielle concernant la formation d’un gouvernement d’union nationale. Expliquant que cette manœuvre traduit un échec clair de la formation actuelle, les dirigeants d’Alirada ont considéré qu’une telle tentative représente "un saut vers l’inconnu".

Pour eux, les concertations qui sont en train de se tenir au palais de Carthage ont bloqué encore plus l’administration et sont en train d’influencer les conditions économiques et sociales du pays qui sont, déjà, dans un état critique.

Revenant sur la polémique relative au projet de loi de la réconciliation économique et financière, Alirada a campé sur ses positions en attaquant le texte en question.

Pour le parti de Marzouki, ce projet de loi représente une protection pour la corruption et ses symboles. Alirada s’est ouvert à tous les partis politiques et à toutes les composantes de la société civile qui partagent son point-de-vue et qui ont la volonté de bloquer cette loi afin qu’elle ne soit pas adoptée au niveau de l’Assemblée des représentant du peuple indique le communiqué.

Dans le même ordre d’idées, le parti a annoncé son intention de présenter une série de propositions législatives visant à renforcer le système de lutte contre la corruption.

De son côté, l’ancien directeur du cabinet présidentiel, Adnen Manssar, a tenu à soutenir Moncef Marzouki en publiant, à son tour, un statut Facebook "ironique" en guise de réaction à l’absence de Béji Caïd Essebsi de la prière de l’Aïd.

Ainsi, Manssar a expliqué que "cette absence incompréhensible devient, à force, de plus en plus compréhensible".

Insinuant un état de santé grave de BCE, Adnen Manssar a demandé à ce que le chef de l’État publie son bilan de santé afin que l’opinion publique soit éclairée.

Répondant à ces accusations, le porte-parole de la présidence de la République, Moez Sinaoui, a déclaré que le chef de l’État est en bonne santé et qu’il mène ses activités présidentielles normalement.

Le ministre de la Santé publique, Saïd Aïdi, a préféré, quant à lui, le style direct pour répondre à cette campagne de dénigrement.

Dans un post Facebook, le dirigeant au sein du mouvement de Nidaa Tounes a expliqué que tous ceux qui tentent de porter atteinte à l’image du président de la République et au chef des forces armées Tunisiennes, élu par le peuple, verront que cela se retournera contre eux-mêmes.

Lors d’une réunion entre la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, Béji Caïd Essebsi a choisi un ton sarcastique pour mettre fin aux rumeurs circulant sur son état de santé en déclarant "je suis désolé, je suis toujours en vie et je n’ai rien fait pour!" comme le rapporte la radio Mosaïque FM.

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