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Vatileaks II: La lanceuse d'alerte italo-marocaine Francesca Chaouqui condamnée

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Vatileaks II: La lanceuse d'alerte italo-marocaine Francesca Chaouqui condamnée | Reuters
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VATICAN - C'est une affaire qui avait secoué l'État pontifical suite à la diffusion de documents exposant des affaires de corruption et de favoritisme au sein du Vatican.

Parmi les personnes accusées d'être responsables de cette fuite, figure Francesca Chaouqui, une consultante maroco-italienne. Cette dernière faisait partie d'une commission sur les finances du Vatican, à l'origine des documents transmis aux journalistes. Le 7 juillet, elle a été condamnée à dix mois de prison avec sursis par la justice italienne, indique l'Agence France Presse. Le parquet avait demandé à la base une condamnation à trois ans et neuf mois de prison pour la jeune femme.

Lundi, le procureur a affirmé que Chaouqui était à l'origine de cette conspiration. Monseigneur Lucio Vallejo Balda, ancien directeur de la commission en question, a admis avoir donné aux deux journalistes qui ont révélé l'affaire en novembre 2015 les mots de passe nécessaires pour accéder aux documents incriminants, mais a accusé Francesca Chaouqui de l'avoir menacé, ce qui l'aurait obligé à tout révéler aux journalistes.

Pour sa part, Francesca Chaouqui a tout nié en bloc. Laura Sgro, son avocate, a affirmé que Lucio Vallejo Balda était le coupable et qu'il cherchait à faire tomber sa cliente afin d'alléger sa sentence: "Francesca Chaouqui n'est pas sympathique. Elle ne se tait jamais et parle quand elle ne le devrait pas", a plaidé l'avocate. "Mais vous ne pouvez pas la condamner juste parce qu'elle est désagréable, insupportable et présomptueuse".

Les deux journalistes qui ont révélé cette affaire, Gianluigi Nuzzi et Emiliano Fittipaldi, ont été acquittés par le tribunal, tandis que Lucio Vallejo Balda a été condamné à 18 mois de prison. Ce nouveau scandale qui défraye la chronique du Vatican survient après un premier VatiLeaks en 2012 dans l'entourage de Benoît XVI.

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