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"Rêverie de l'acteur solitaire" de Hamid Benamara présenté festival international du film arabe de Gabes en Tunisie

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Le long métrage du réalisateur algérien Hamid Benamara, "Rêverie de l’acteur solitaire", est en lice pour la compétition du festival international du film arabe de Gabes en Tunisie, prévu du 24 au 30 septembre.

La première édition du festival du film arabe de Gabes a eu lieu en 2015. Ce festival a été mis en place dans le but de divulguer la culture cinématographique et faire connaître les cinémas arabes dans la région du sud tunisien. Il s’adresse à tous les réalisateurs arabes, partout dans le monde.

Dans ce nouvel ouvrage cinématographique en langue arabe, traduit en français et en anglais, Hamid Benamara évoque les difficultés que rencontrent les artistes algériens de manière générale. Qu’ils soient musiciens, acteurs de cinéma ou de théâtre, tous peinent à faire valoir leurs œuvres ou encore à produire.

D’une durée de 103 minutes, le film s’ouvre avec le son de "karkabou" et une phrase au sens philosophique : "Je n’ai pas peur de la mort. J’ai peur du temps qui passe".

Il rend hommage dans ce long métrage à des intellectuels fauchés en plein élan de leur carrière. Il cite le caricaturiste palestinien Naji El Ali, le doyen du théâtre algérien Abdelkader Alloula, le journaliste et écrivain Tahar Djaout, tous deux victime de la décennie noire, afin de démontrer une période «sanglante» de la liberté d’expression en Algérie.

Il évoque les tragédies qui ont ponctué l’histoire de l’Algérie ; la guerre coloniale, la décennie noire sans pour autant se focaliser sur les dégâts matériels.

Tout le long de la fiction "Rêverie de l’acteur solitaire", le spectateur doit être attentif à la philosophie du récit. Il traverse des zones d’ombre et de mystères pour découvrir les états d’âme du personnage principal, un artiste passionné de théâtre et de cinéma incarné par l’acteur Mohamed Adar.

La première scène du film montre le personnage prenant un train sans savoir quel est sa destination ou à quelle station devra-t-il s’arrêter. Ensuite, le même personnage est sur une plage en train de creuser sa propre tombe ou encore courir dans une salle de théâtre, dans une autre fiction. Les images s’enchainent sans rupture et renvoient à des faits historiques sans accorder de l’importance à leur chronologie dans l’histoire.

Ce projet a été entrepris cela fait 7 ans. Dans un entretien accordé au journal "Echorouk", le réalisateur explique que son film a vu le jour grâce à la solidarité de plusieurs personnes. Il confie que l’acteur Mohamed Adar a participé à ce film sans retour pécuniaire. il a lui-même financé ses déplacements en France et en Tunisie pour les besoins du film. C’est aussi le cas de sa femme qui a participé au montage et à la traduction.

En somme, le réalisateur Hamid Benamara offre au spectateur une fiction-documentaire engagée et intransigeante sur les détails techniques.

"Rêverie de l’acteur solitaire" avait reçu en février dernier une "mention spéciale" du jury des Journées cinématographiques d'Alger (JCA) et la même distinction en mars de la même année au festival du film africain de Louxor en Egypte.

Cette année, le film a participé au Festival international de cinéma et mémoire commune de Nador (Maroc) ainsi qu'au Festival international du cinéma et de l'audiovisuel du Burundi.

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