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Face aux séismes, la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima se dote d'un observatoire sismologique

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SÉISMES - Lundi 4 juillet, le Conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima a approuvé le projet de création d'un observatoire sismologique dans la province d'Al Hoceima.

Créé en vertu d'une convention-cadre de coopération liant le conseil de la région, le ministère de l'Enseignement supérieur, l'université Mohammed V de Rabat et l'Institut scientifique relevant de l'université, l'observatoire aura pour principale mission de contrôler l'activité sismique dans la région. Il s'agira du deuxième observatoire sismique au Maroc après celui d’Agadir, mis en place en 2011.

Remplir un vide

Cet observatoire viendra remplir un vide en matière de surveillance sismologique. Car jusque-là, la prévention sismique dans la région du nord dépendait essentiellement des rapports d’expertise espagnols. L’ouverture de ce nouveau centre vient donc dans le sens d’une optimisation des opérations de prévention et d’évacuation des populations, dans une région marquée par une activité sismique plus élevée que celle du reste du territoire.

Il faut dire que le nord du Maroc est connu pour son exposition aux diverses secousses sismiques. La ville d’Al Hoceima, qui a été frappée en 2004 par l’un des tremblements de terre les plus dévastateurs de l’histoire du royaume, se souvient encore des pertes humaines et des dégâts matériels qui en ont découlé. La ville a été marquée, en 2016, par plusieurs secousses qui ont fait quelques dégâts mineurs.

Un phénomène "normal"

En 1994 et 2004, le royaume avait été frappé par d'importants tremblements de terre, de magnitude de 6 et 6,3 sur l'échelle de Richter. "Cela confirme une certaine cyclicité qui toucherait la région", explique au HuffPost Maroc Bouchta El Fellah, chercheur à l'Institut scientifique à Rabat, chargé de la cellule de vigilance vis-à-vis des risques naturels.

Pour Mimoun Harnafi, sismologue et professeur à l'Université Mohammed V de Rabat, la Méditerranée occidentale est le siège des secousses sismiques. "Ce phénomène est habituel vu la géologie de la région, où les micro-plaques tectoniques se rencontrent et se frottent, provoquant ces secousses telluriques (...) Mais l'énergie cumulée dégagée reste modérée, par rapport à des régions comme l'Asie du sud-est ou le Japon qui sont touchées par des tremblements de terre de magnitude de 7 ou 8 degrés sur l'échelle de Richter", ajoute le spécialiste, qui tient à rappeler que les multiples secousses sismiques dans le nord sont "un phénomène normal".

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