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Saïd Ibrahimi: "L'Afrique est la région la plus vulnérable au changement climatique"

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IBRAHIMI
D.R
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FINANCE - C'est en novembre prochain que Casablanca Finance City (CFC) organise en marge de la COP22 le Climate Finance Day, évènement dédié à la finance pour le climat qui réunira investisseurs, représentants d'organisations internationales et acteurs associatifs engagés dans le développement durable.

Ce mercredi à Paris, dans le cadre de l'International Financial Forum organisé par Paris Europlace et auquel participent Manuel Valls, Emmanuel Macron ou encore Anne Hidalgo, le directeur général de CFC Saïd Ibrahimi, directeur général de la place casablancaise, est justement revenu sur l'engagement de la place financière casablancaise pour l'environnement en Afrique.

D'emblée, M. Ibrahimi a fait savoir que l’objectif du Climate Finance Day est de "concrétiser l’engagement des acteurs financiers privés en faveur du climat. Cet événement labélisé COP22 ambitionne d’aboutir à des recommandations pragmatiques pour le financement de l’agenda climatique mondial. La tenue de la COP22 en Afrique permettra de mettre le focus et sensibiliser les acteurs de la finance climatique aux enjeux du continent".

Un besoin de 50 milliards de dollars par an d’ici à 2050

Le DG de Casa Finance City est ensuite revenu sur les enjeux climatiques en Afrique: "L’Afrique est la région la plus vulnérable au changement climatique et souffre déjà de ses pires effets. Pourtant le continent est à l’origine de moins de 5% des émissions mondiales de carbone et n’est pas encore dans les radars des investisseurs et acteurs mondiaux de la finance climat".

Or, "le continent ne réussit à capter que "1 à 2 milliards de dollars par pour financer son adaptation soit seulement 13% en moyenne de ses besoins annuels. Le PNUE estime que même si le réchauffement climatique est limité à +2°, l’Afrique pourrait avoir besoin de 50 milliards de dollars par an d’ici à 2050", a-t-il déclaré.

Le besoin de répondre au changement climatique est aussi "une grande opportunité pour stimuler la transformation économique de l’Afrique, un développement résilient au climat, à faible émission de carbone, comble le déficit énergétique et favorise la croissance inclusive verte", a ajouté Saïd Ibrahimi.

Favoriser la "finance climat"

Comment CFC peut y contribuer? "L’ambition de CFC est de contribuer à attirer des capitaux pour financer l’adaptation climatique du continent et sa transition verte. Beaucoup de mesures et initiatives ont fait leurs preuves dans d’autres centres financiers, CFC veut s’inspirer de ces expériences", a estimé M. Ibrahimi.

Pour ce faire, il faut "favoriser l’émergence d’une recherche, expertise et savoir-faire 'finance climat' africains. Cet élément est critique pour l’Afrique sur les 300 Think-Tanks climat dans le monde, 9 seulement sont dédiés et localisés en Afrique soit 3%". Le DG de la place financière qui se positionne comme une porte d’entrée vers l’Afrique du nord, de l’ouest et centrale, a enfin appelé à "capitaliser sur l’écosystème d’acteurs et le savoir-faire du Maroc, dans les domaines des énergies renouvelables et de l’agriculture".

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