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Tunisie: Béji Caïd Essebsi affirme que son rôle dans la formation d'un gouvernement d'union nationale était "terminé"

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POLITIQUE- Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a estimé que son rôle dans la formation d'un gouvernement d'union nationale était "terminé", après l'adoption d'un "document" fixant ses priorités, et qu'il revenait maintenant aux partis de concrétiser ce projet.

Caïd Essebsi avait jeté un pavé dans la mare il y a un mois en se prononçant en faveur d'un cabinet d'union nationale face aux critiques persistantes contre le gouvernement de Habib Essid.

Il avait précisé que ce gouvernement devrait inclure le syndicat UGTT et le patronat Utica, prix Nobel de la paix, et pourrait être dirigé par une autre personnalité que M. Essid.

Après un mois de tractations, la présidence a annoncé mardi dans un communiqué l'approbation d'un "document" fixant "les priorités" d'un gouvernement d'union nationale, parmi lesquelles "la lutte antiterroriste", "la croissance et l'emploi", "la lutte contre la corruption" ou "l'exécution d'une politique sociale réussie".

"Il a été convenu que le nouveau gouvernement doit bénéficier du soutien total de toutes les parties prenantes aux concertations", a ajouté la présidence. Outre les quatre partis de l'actuelle coalition, des représentants de l'opposition ainsi que l'UGTT et l'Utica y ont participé.

Les prochaines étapes consistent à définir le programme détaillé d'un tel gouvernement, trouver un accord sur sa composition, la répartition des portefeuilles, et à s'entendre sur l'identité du Premier ministre.

Devant la presse, Béji Caïd Essebsi a jugé sa mission "terminée". "(...) Au niveau du président, dont les pouvoirs sont définis par la constitution, je considère que l'initiative a réussi", a-t-il dit.

"Ceux qui la critiquent n'ont rien compris", a poursuivi Essebsi, selon qui les prochaines étapes sont du seul "ressort des partis politiques".

Début juin, l'UGTT et l'Utica avaient certes rapidement apporté leur soutien au projet, mais souligné qu'il était hors de question d'intégrer un gouvernement. Dans l'opposition, des partis comme le Front populaire (gauche) ont boycotté.

Le sort de l'actuel Premier ministre Habib Essid, qui semble écarter toute démission, reste inconnu.

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