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Une nouvelle charte pour doper les investissements au Maroc

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Les principaux points de la nouvelle charte d’investissent lancée par MHE | MAP
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INVESTISSEMENT - "Promouvoir l’investissement au service du citoyen". C’est le mot d’ordre de la nouvelle Charte d’investissement exposée lundi 4 juillet, par le ministre de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, Moulay Hafid Elalamy, lors d’une conférence de presse à Casablanca, après avoir été présentée devant le roi Mohammed VI dans la journée.

Cette réforme prévoit, entre autres, un nouveau cadre "incitatif" pour l’appui à l’investissement industriel avec cinq nouvelles mesures devant permettre l’accroissement de l’attractivité du Maroc en termes d’investissements.

Il s’agit de "l’impôt sur les sociétés à 0% pour les industries en création et ce pendant 5 ans, le développement d’au moins une zone franche par région, l’octroi s’un statut Zone Franche aux industries exportatrices se trouvant hors zone franche, d’un statut d’exportateurs indirects aux sous-traitants et enfin, la mise en place d’appuis diversifiés au profit des régions" défavorisées, a d’abord expliqué Elalamy.

La nouvelle charte, qui "n’a pas été modifiée depuis 1995" va apporter "des principes forts comme l’offre sectorielle, l’offre territoriale et aussi le tronc commun avec de nouvelles mesures comme l’IS à 0% pour les nouvelles entreprises industrielles, aussi la généralisation des zones franches à toutes les régions du royaume", a fait valoir de son côté Mamoun Bouhdoud, ministre délégué chargé des petites entreprises et de l’intégration du secteur informel.

Un éco-système OCP

"Deuxième grand axe qui a été présenté, c’est la création de la direction générale de l’industrie. Avec ça nous avons la pérennité du Plan d’accélération industrielle (PAI) 2014-2020. Nous avons fait un bilan d’état qui a été présenté devant sa majesté. Nous avons engagé 83% des objectifs du PAI à l’horizon 2020. C’est à dire que sur les 500.000 emplois qui devaient être engagés, 427.000 le sont déjà à la date d’aujourd’hui. Nous avons placés ces emplois en trois dimensions: par profil, par région et par année", poursuit Bouhdoud.

Selon le département de MHE, le secteur de l’automobile a réalisé à lui seul 50 milliards de dirhams de chiffre d’affaires à l’export depuis le lancement du PAI. Il y a aussi la structuration de 12 secteurs industriels, dont celui de l’automobile, mais aussi le textile, l’aéronautique, le cuir… en 41 écosystèmes.

Un contrat de performance pour la mise en place et le développement d'un éco-système industriel vient d'ailleurs d'être signé avec l'Office chérifien des phosphates (OCP). Le "premier partenariat du genre dans l'histoire entre l'OCP et le ministère", s'est réjouit Moulay Hafid Elalamy. Celui-ci concernera les zones de Jorf Lasfar, Khouribga, Safi, Laâyoune et Gantour, sur la période 2016-2020. Il doit permettre l'amélioration du taux d'intégration des achats du groupe et la démultiplication de l'investissement global de ses fournisseurs.

La fusion des trois agences de promotion

MHE est aussi revenu sur la fusion de l’Agence marocaine de développement des investissements (AMDI), du centre marocain de promotion des exportations (Maroc Export) et l’Office des foires et expositions de Casablanca (OFEC), en une seule agence sous l’appellation "l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations". Un "projet qui a plus de 20 ans", adopté le 23 juin dernier en conseil des ministres.

"Nous avons besoin de converger, structurer, rapprocher et utiliser nos moyens à la fois humains et financiers, les optimiser, parce qu’aujourd’hui l’acte d’investir ou d’exporter est important. Il ne faut pas avoir de cacophonie, ni de déperdition", a-t-il insisté.

Une agence du numérique

"Nous avons aussi créé une agence dédiée au numérique qui va être chargée de deux volets. Le premier, c’est d’accompagner les opérateurs dans le secteur pour qu’ils puissent le développer davantage, il y a vraiment de la place. Deuxièmement, c’est le fait d’accompagner toute la réalisation du "e-gov" qui a de vraies nécessités de s’améliorer", a ajouté Elalamy. "On voit que toutes les applications qui ont été mises en ligne donnent des résultats et que le citoyen est friand de cette qualité de service".

Le ministre a également évoqué la restructuration de son ministère en "deux grandes directions générales: la direction générale du commerce et celle de l’industrie pour accompagner les stratégies industrielles".

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