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L'étonnante interview de Abdelilah Benkirane (VIDÉO)

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POLITIQUE - C'est une interview riche en enseignements que le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a accordé au site d'information Alaoual.com. Durant 33 minutes, l'homme fort du Parti de la justice et du développement (PJD) revient sur les différents scrutins auquel a participé le PJD, la nature de ses rapports avec le roi, ou encore "attahakoum" (l'hégémonie, le contrôle), un terme que le PJD a fait sien. Verbatim.

M20F: "S'aventurer au delà des institutions n'est pas acceptable"
"Lorsque le 20 février est survenu, nous étions divisés. Certains de nos frères participaient aux manifestations du mouvement, d'autres non. Au fur et à mesure, l'idée qui s'est cristallisée, c'est que manifester pour obtenir des réformes est une chose nécessaire, et la réforme est nécessaire. Mais s'aventurer au delà des institutions, mettre en péril la structure de l'Etat, ça, ce n'est pas acceptable. Ce que les gens voulaient, c'est la réforme, non un changement radical (de régime ndlr). Nous avons adopté la voie médiane, et nous nous sommes imposés comme des gens qui représentent cette voie du milieu".

Entre le roi et son Chef du gouvernement
"Il y a une chose importante qu'il faut garder en tête: nous ne sommes pas venus au pouvoir, mais au gouvernement. Les mots sont importants", a souligné Benkirane au début de l'entretien. Quelques minutes plus tard, il reviendra sur la nature du régime politique marocain: "la direction effective de l'Etat est entre les mains du roi. Nous ne vivons pas une expérience de cohabitation à la française, car les prérogatives de chacun sont claires."

Le PJD en 2007
"Les gens qui nous ont poussé à revoir à la baisse le nombre de candidats que l'on présentera dans les différentes circonscriptions (en 2007) croyaient pouvoir maitriser, à eux seuls, le champ politique, et créer une vitalité qui produise l'adhésion de la population, ainsi qu'une plus grande participation à la vie politique. Or, le taux de participation aux élections de 2007 a été de 37%."

El Himma, attahakoum et le PAM
"Attahakoum" (le contrôle, l'hégémonie) a une vieille histoire au Maroc, et n'est pas apparu après le 20 février. Son histoire remonte à l'époque de Mohammed V, puis celle de Hassan II, avec Oufkir. Quand Ssi Fouad (Ali El Himma ndlr) a démissionné (du ministère de l'Intérieur ndlr) pour participer à la vie politique marocaine, et a décidé de créer le PAM, il a fait cette célèbre déclaration où il disait que les islamistes sont en marge de la société (il s'agit du premier passage télévisé de Fouad Ali El Himma, à l’issue des législatives de septembre 2007, où il a été élu député de la circonscription de Rhamna ndlr). Je lui ai répondu le lendemain dans les colonnes d'Al Massae."

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