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La Coface dégrade la note Algérie en "risque élevé"

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Le risque d’impayés pour les entreprises exportatrices françaises à destination de l’Algérie est devenu un « risque élevé » selon la Coface depuis la publication de son évaluation trimestrielle mercredi dernier. La note de l’Algérie a été abaissée de la catégorie B (risque assez élevé), à la catégorie C du risque élevé, et ne se retrouve ainsi plus qu’à un cran du risque très élevé de la catégorie D.

La Coface a expliqué, dans son communiqué, cette dégradation de la note Algérie par le rétrécissement "des marges de manœuvres plus faibles". Pour Marie Albert, responsable risque-pays à la Coface ces marges de manœuvre de l’économie algérienne "sont encore plus faibles que dans d’autres pays africains très exposés aux hydrocarbures et aux matières premières minières".

L’assureur-crédit à l’exportation français relève qu’une politique budgétaire expansive a permis jusqu’à maintenant d’amortir le choc de la chute des revenus pétroliers, mais que le déficit budgétaire "galopant" annonce la fin de cette possibilité de contenir le choc.

Le gouvernement devra alors faire des économies plus drastiques ce qui justifie, selon la COFACE l’élévation du risque Algérie. A la fin de janvier 2016 la note de l’Algérie avait déjà été abaissée de la catégorie A4 du "risque convenable", à la catégorie B dite de "risque assez élevé".

La COFACE note la capacité des clients souverains et privés des entreprises françaises à honorer leurs factures d’importation. Ainsi la COFACE a élevé le risque d’impayé des entreprises algériennes commerçant avec les exportateurs français. L’incidence de cette notation est en générale une prime plus chère pour assurer le crédit fournisseur que sollicite l’exportateur français vers l’Algérie. Ce renchérissement retentit généralement dans le coût des importations du pays client.

Quatre autres pays africains dégradés

Pour des raisons analogues à celle de l’Algérie, la Namibie (A3) et la Zambie (C), placées sous surveillance négative en janvier, sont elles aussi rétrogradées, respectivement en A4 (risque "convenable") et D ("très élevé").

Le risque Mozambique, passe également de C à D. Le pays a subit le contre coup de la découverte d’une dette dissimulée qui pourrait porter le poids total de ses créances à 90 % du PIB en 2016. La Coface note dans son communiqué du 29 janvier que "la probabilité d’un défaut souverain augmente" en Afrique.

Autre pays fortement exposé au contre choc pétrolier en cours depuis juin 2014, l’Angola est elle aussi rétrogradée par le rating de la Coface et passe en catégorie D. L’Angola a déjà demandé l’aide du FMI.

La Côte d’Ivoire, profite pour sa part de sa dynamique de croissance pour améliorer la note de son risque. La Coface, a fait remonter la note du pays à B.

Les créances d’entreprises garanties par la Coface en 2014, la Coface représentaient 508 milliards d’euros dont 6 % en Afrique et sur le pourtour de la Méditerranée.

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