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Déchets importés d'Italie: Une "expérience pilote" selon le ministère de l'Environnement

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HAKIMA
Morocco's Environment Minister Hakima El Haite sepaks during an interview with Reuters at the World Climate Change Conference 2015 (COP21) at Le Bourget, near Paris, France, December 8, 2015. REUTERS/Jacky Naegelen | Jacky Naegelen / Reuters
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ENVIRONNEMENT - Après le tollé provoqué par l'importation de 2.500 tonnes de déchets d'Italie, le ministère de l'Environnement s'explique. Dans un communiqué diffusé jeudi 30 juin, le département de Hakima El Haité dit n'avoir autorisé que "des déchets type "RDF" (RDF - Refuse Derived Fuel en anglais, permettant de produire du combustible à haute valeur calorifique, ndlr), qui sont des déchets non dangereux".

Toujours selon le ministère, l'importation de 2.500 tonnes de déchets d'Italie a été "réalisée en conformité avec les dispositions de la loi 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination, de ses textes d'application et de celles de la convention de Bâle relative aux mouvements transfrontières des déchets que le Maroc a adoptée en 1995".

"L'opération d'importation et la valorisation de ce type de déchets est réalisée dans le cadre de la convention de partenariat établie entre le ministère et l'Association professionnelle des cimentiers", poursuit le ministère, indiquant que la convention "fixe les mesures et les conditions d'importation de ce type de déchets et leur utilisation comme combustibles dérivés, au niveau des fours des cimenteries équipées de filtres et d'appareils de mesures des émissions atmosphériques".

Un test préliminaire pour développer une filière "déchets"?

Le département de l'Environnement ajoute que cette opération de valorisation énergétique "est réalisée en tant que test industriel préliminaire de co-incinération, en vue de développer une filière de production des RDF locaux à partir des déchets non dangereux et de limiter leur enfouissement".

Pour en limiter les effets sur l'environnement ainsi que les la santé des populations, l'opération d'importation s'est faite "sous le contrôle et le suivi des autorités compétentes du pays d'origine et du pays destinataire", à travers des "analyses effectuées avant et après l'entrée de ces déchets dans le territoire national, et ce en vue de s'assurer de la non-dangerosité et de la non-contamination de ces déchets importés", rassure le ministère.

"La co-incinération de ces déchets est opérée en présence de la police de l'environnement et du laboratoire national de l'environnement, pour veiller à la conformité des émissions atmosphériques aux normes standards prévus par la loi 13-03 relative à la lutte contre la pollution de l'air et ses textes d'application et éviter tout impact éventuel sur la santé des populations et l'environnement en général".

La faute à la politique de tri

Le communiqué du ministère de l'Environnement n'a pas manqué de susciter des questionnements sur les réseaux sociaux. Nombre d'internautes se sont, en effet, demandé pourquoi le ministère importe-t-il des déchets d'Italie, au lieu d'utiliser des déchets nationaux, ce à quoi une personne travaillant dans le domaine environnemental a répondu que cela était dû "à l'absence de politique de tri des déchets, qui permet de sélectionner les bons combustibles".

Car malgré les expériences pilotes lancées dans plusieurs villes, ainsi que la signature de chartes environnementales par plusieurs entreprises, la filière tri et valorisation des déchets, notamment industriels, au Maroc, n'est toujours pas développée.

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